Gif de la Reine Cléopâtre
10/01/2010 21:23 par Nefertari
La Palette de Narmer ou Grande Palette de Hiérakonpolis est une palette à fard en excellent état et conservée par le Musée égyptien du Caire.
On a daté la palette aux environs du XXXIIe siècle av. J.-C., marquée des écritures parmi les plus anciens hiéroglyphes retrouvés, et relatant l'unification de la Haute et de la Basse-Égypte par Narmer, lequel n'est mentionné ni par Manéthon, ni par la Pierre de Palerme ou la Liste des Rois de Turin.
La palette, presque intacte, fut découverte en 1894 par l'archéologue anglais James Quibell lors d'une fouille des résidences royales de Nekhen (aujourd'hui Hiérakonpolis), l'ancienne capitale de la Haute-Égypte.
Le verso de la palette représente le roi, menaçant d'une massue piriforme (à l'extrémité en forme de poire) un homme à genoux. Derrière le roi, et à l'arrière-plan, est figuré un serviteur qui porte les sandales du roi. Sous ses pieds sont représentés deux personnages qui rappellent l'ennemi écrasé. La symbolique de la scène évoque une victoire du Sud contre le Nord. Le Sud est représenté par un faucon qui extrait des papyrus (le Nord) la tête d'un autre ennemi.
Le nom du roi est inscrit en hiéroglyphes dans un Serekh au sommet de la palette.
La pierre de Rosette est un fragment de stèle d'origine égyptienne portant trois versions d'un même texte, dans deux langues (égyptien ancien et grec ancien) et trois systèmes d'écritures (hiéroglyphes, démotique et grec). Elle fut la pièce-clef dans le déchiffrement de l'égyptien hiéroglyphique par Jean-François Champollion en 1822.
D'une dimension de 112 par 76 centimètres (par 28 cm d'épaisseur), la pierre est en granodiorite, un matériau fréquemment assimilé à tort à du basalte ou du granite. Elle fut découverte dans le village de Rachïd (Rosette) le 15 juillet 1799 durant la campagne d'Égypte de Bonaparte.
Depuis 1802, elle est exposée au British Museum. Elle a toutefois été prêtée au Musée du Louvre dans les années 1980. Une reproduction de la pierre est actuellement présentée du 22 avril 2009 au 4 avril 2010, au Musée de la civilisation de Québec, dans le cadre de l'exposition Fascinantes momies d'Égypte.
Le texte reproduit un décret ptolémaïque de -196 reconnaissant Ptolémée V Épiphane roi de Haute et de Basse-Égypte.
Le texte inscrit sur la pierre est un décret ptolémaïque énonçant les décisions prises le 27 mars -196 18e jour du deuxième mois d'hiver de l'an 9 du règne de Ptolémée V Épiphane par l'assemblée des prêtres égyptiens réunis à Memphis pour honorer Ptolémée V Épiphane et Cléopâtre Ire.
Le décret reconnaît Ptolémée V (alors âgé de 14 ans) comme étant le roi de Haute et de Basse-Égypte.
Ce type de décret a déjà existé auparavant en Égypte, car on connaît aussi le décret de Canope, où l'assemblée des prêtres égyptiens se réunit à Canope, ville voisine d'Alexandrie, en -238 (an 9 du règne de Ptolémée III Évergète), pour statuer sur des sujets relatifs à la pratique du culte et l'organisation des temples.
La partie grecque de la pierre de Rosette commence ainsi : Basileuontos tou neou kai paralabontos tén basileian para tou patros… (Le nouveau roi, ayant reçu le royaume de son père…). C'est un décret de Ptolémée V Épiphane, décrivant des impôts qu'il abrogea (dont l'un est mesuré en ardebs (grec artabai) par aroure) et instituant l'ordre d'ériger des statues dans des temples. La dernière phrase indique que ce décret devra être inscrit sur une stèle de pierre dure, dans l'écriture des mots des dieux (hiéroglyphes), l'écriture populaire (démotique) et la langue grecque.
Le « livre des morts » est un recueil de formules magiques et d'incantations présent dans l'Égypte antique.
Placé près de la momie dans son cercueil, il permettait au défunt de pouvoir passer les épreuves qui mènent aux champs d'Ialou d'Osiris (pour pouvoir ressusciter dans l'au-delà). Il contient des formules pour se transformer, les noms des gardiens de la porte du jugement et la célèbre confession négative des méfaits qui n'ont pas été perpétrés, que le mort doit réciter pour rendre son cœur plus léger que Maât.
Écrits en hiératique sur du papyrus, ces textes se retrouvent à partir du Nouvel Empire (XVIIIe dynastie) jusqu'à l'époque gréco-romaine. On retrouve des passages du livre sur les murs des tombes avec d'autres livres comme le livre des portes ou bien l'Amdouat.
Le « livre des morts », bien que ce soit le nom le plus connu de ces ouvrages, n'est qu'une traduction très approximative de son titre. Sa traduction littérale est Sortir au jour.
La France a une longue tradition égyptologique qui remonte au XVIIIe siècle et à l'expédition de Bonaparte en Égypte. En effet, cette expédition ne fut pas seulement une campagne militaire. Bonaparte emmena avec lui des savants et des artistes qui purent étudier et peindre à loisir les vestiges de l'ancienne Égypte. Le résultat de ces travaux fut regroupé dans l'impressionnant ouvrage : Description de l'Égypte ou Recueil des observations et des recherches qui ont été faites en Égypte pendant l'expédition de l'Armée française, publié sous les ordres de Napoléon Bonaparte.
L'Allemagne, les États-Unis et la Grande-Bretagne ont aussi pris part à la recherche archéologique en Égypte. Par exemple, le British Museum possède des salles réservées aux objets ramenés d'Égypte. Certains de ces vestiges sont d'ailleurs au cœur de conflits diplomatiques avec l'Égypte.
L'exploration archéologique en Égypte au cours du XIXe siècle peut être divisée en trois périodes :
Christian Jacq, né à Paris XVIIe le 28 avril 1947, est un écrivain français vivant en Suisse[1].
Parallèlement à sa carrière d'universitaire en archéologie et égyptologie, Christian Jacq publie des romans historiques, dont le cadre se situe dans l'Égypte antique, mais aussi des romans policiers « contemporains », pour lesquels il fait usage de pseudonymes J. B. Livingstone, Christopher Carter et Célestin Valois.
Christian Jacq se serait pris de passion pour l'Égypte ancienne dès l'âge de treize ans, à la lecture des trois volumes de l'Histoire de la civilisation de l'Égypte ancienne de Jacques Pirenne.
Marié très jeune, son voyage de noces le conduit naturellement en Égypte avec sa jeune épouse, sur le site de l'antique Memphis. Son premier essai, naturellement consacré à l'Égypte, paraît dès la fin des années 1960, tandis qu'il se lance dans des études d'archéologie et d'égyptologie, qui seront couronnées par un doctorat de IIIe cycle en Sorbonne.
Il sera un temps collaborateur de la radio France Culture, coproduisant par exemple certaines émissions de la série les Chemins de la connaissance.
Parallèlement, il est pendant quelques années, directeur de l'Institut Ramsès, qui publie des transcriptions de textes égyptiens et vise à l'édification d'un fonds photographique sur l'Égypte.
Outre ses essais consacrés à l'Égypte, mais aussi à quelques domaines moins connus (héraldique, gnose), il mène une carrière parallèle d'auteur de romans policiers (sous deux pseudonymes) puis d'auteur de romans historiques (sous son vrai nom).
D'après la revue Faits et Documents, il fut vénérable de la loge maçonnique Goethe. Cette revue se baserait elle-même sur un dossier du Vrai Papier Journal publié en septembre 2000.