La Barque solaire

27/10/2012 17:15 par Nefertari

La barque solaire est un objet symbolique de la mythologie égyptienne lié au cycle journalier du soleil et au démiurge qui lui est associé, .

 

Pour les Égyptiens de l'Antiquité, le cycle perpétuel du lever et du coucher du soleil est comparable au cycle de la vie et de la mort. Ainsi, chaque matin le soleil naît à l'orient, croît jusqu'au zénith, puis vieillit jusqu'à l'occident ou il disparaît dans le royaume des morts. Ce voyage diurne, le dieu solaire Rê le fait à bord d'une barque appelée mandjet. Le choix d'une barque comme moyen de transport se comprend aisément dans une civilisation résolument fluviale où le Nil occupe la place d'axe principal de communication et de source quasi-exclusive d'alimentation grâce aux crues, à l'irrigation et à la pêche.

Le périple perpétuel de Rê ne connaît pas de pause à la tombée de la nuit; bien au contraire, il ne fait que recommencer. C'est aux commandes d'une autre barque, appelée mesektet qu'il entame son périple souterrain et traverse les douze heures de la nuit avant de pouvoir renaître au matin. Dans le royaume des morts (la nuit), il doit affronter les forces du chaos dont le représentant le plus puissant est le serpent Apophis. Il est accompagné sur la barque par d'autres divinités qui, comme Seth, l'aident à lutter contre le chaos.

Les Égyptiens de l'Antiquité ont imaginé qu'en s'associant au dieu solaire lors de sa course perpétuelle à bord des barques sacrés, leurs âmes vivraient éternellement. C'est ainsi que le culte funéraire est fortement marqué par ce mythe solaire. Par exemple, on construisait de préférences les tombeaux sur la rive occidentale du Nil (où « meurt » le soleil) et lors de l'enterrement on faisait traverser le fleuve au défunt sur des barques semblables à celle du dieu solaire.

 

Le Chendjiit

27/10/2012 17:10 par Nefertari

 

Le chendjit est le pagne traditionnel du costume égyptien, en tissu de forme triangulaire dont la pointe est relevée entre les jambes.

Ce vêtement est bien souvent la seule tenue des paysans dans les champs. Les ouvriers, les soldats et les marins en portent un second par-dessus, fait de lanières de cuir entrecroisées, pour mieux se protéger.

À l'origine en lin blanc, d'abord court, serré et droit, sous l'Ancien Empire, il s'élargit et s'allonge, et on voit apparaître le plissé, associant lignes verticales et horizontales. Le bord des pagnes s'orne parfois de perles, de galons brodés ou de franges.

Au Moyen Empire, on ajoute par-dessus un second pagne plus long qui peut être transparent.

Au Nouvel Empire, on préfère draper savamment un plissé retombant en éventail sur le devant, qui laisse apparaître le pagne du dessous ; le tout est retenu par une ceinture de tissu, enrichie de motifs et de galons colorés, dont les longs pans flottent par devant ; un fermoir gravé au nom de son propriétaire permet de la fixer. Les plus humbles n'utilisent qu'un simple bout de corde, alors que les plus riches ajoutent par-dessus leur pagne une large ceinture de cuir qui soutient un tablier décoratif, dont certains, lors de cérémonies, prennent la forme de grands triangles rigides qui se projettent en avant.

Aheqet, Déesse Grenouille

24/10/2012 17:41 par Nefertari

  • Aheqet, Déesse Grenouille

    Aheqet, Déesse Grenouille

    24/10/2012 17:41 par Nefertari

 

Dans la mythologie égyptienneAheqet est la déesse de Hirour, près d'Hermopolis Magna (l'actuel el-Achmounein) dans le nome du lièvreen Moyenne-Égypte, où elle est associée au dieu-bélier KhnoumElle est représentée par une grenouille symbolisant la vie et la fécondité.

Satrê

24/10/2012 17:20 par Nefertari

  • Satrê

    Satrê

    24/10/2012 17:20 par Nefertari

Satrê (ou Sitrê ou Sitrâ ou Tia-Satrê - S3t Ra) est une Reine d’Égypte de la XIXe dynastie. Elle fut l'épouse du Pharaon Ramsès I (1295-1294) et elle eut le titre de Grande Épouse Royale. Ses origines sont inconnues, mais Christian Leblanc avance que l'on peut penser qu'elle fut issue d'une famille proche de la caste militaire, on admet communément aujourd'hui qu'elle serait la fille d'un haut militaire originaire du Delta. Comme le précisent Aidan Marc Dodson et Dyan Hilton, l'absence de titre "Fille du Roi" pour Satrê indique qu'elle ne fut pas de descendance royale. Quelques spécialistes, dont Isabelle Franco, prétendent qu'elle peut avoir été nommée Tia avant que son mari n'arrive sur le trône. Il faut aussi souligner, et l'incertitude sur son nom en découle peut-être, qu'il y a un débat entre les égyptologues autour de l'identité de l'épouse de Ramsès I, Tia donc et celle de la mère de Séthi I (1294-1279), maternité attribuée généralement à Satrê, sont-elles les mêmes personnes ?.

 

 Si on se base sur les documents suivants il peut effectivement y avoir un doute. Sur une stèle qui se trouve à Tanis datant du règne du petit fils de Ramsès IRamsès II (1279-1213), Séthi I est décrit comme le fils de Pa-Ramassou (Le nom de Ramsès I avant qu'il soit devenu Pharaon) et de Tia. Dans le temple d'Abydos Satrê est montrée avec Ramsès I et Séthi I et elle n'est appelée que "Grande Épouse Royale" où l'on pourrait s'attendre à ce qu'elle soit aussi mentionnée comme "Mère du Roi" (mwt nswt). Cependant, le tombeau de Satrê, qui peut être daté de cette période, lui mentionne bien sa propriétaire comme "Mère du Roi".  La majorité des égyptologues pensent que l'on peut donc pratiquement affirmer que Tia et Satrê sont la même personne et que la Reine a modifié son nom lorsque son époux est devenu Pharaon, tout comme lui a changé son nom de Pa-Ramassou en Ramsès. Le fait que l'une des filles deRamsès II fut nommée Tia-Satrê rend encore plus probable cette théorie. 
  
   Avec Satrê reprit la lignée des Reines titrées Épouse du Dieu (HmT-nTr). Ce titre avait été hérité par les femmes de la famille royale depuis sa création par Ahmès–Néfertari I, mais n'avait plus été donné depuis la Reine Tiâa I, épouse d'Amenhotep II (1428-1401). Comme le précise Joyce Anne Tyldesley, lors de la XIXe dynastie, les épouses royales ne seront plus influentes comme elles le furent lors de la XVIIIe dynastie et seront systématiquement éclipsées par leur époux. Satrê resta discrète sur la scène publique et les mentions la concernant sont rares. Le seul monument connu à ce jour de Satrê est sa sépulture inachevée. On ignore si la Reine décéda avant ou après son époux. Elle fut enterrée dans un tombeau de la vallée des Reines (QV38). Lorsque Sir John Garner WilkinsonJean-François Champollion et Ippolito Rosellini visitèrent la tombe celle-ci était inaccessible car envahie par les déblais. La sépulture de la Reine fut dégagée en 1903 par une mission Italienne du musée de Turin dirigée par Ernesto Schiaparelliet Francesco Ballerini. Le tombeau est de petite dimensions et est composé seulement de dessins à l'état d'ébauche.

Tombe de Pétosiris

20/08/2012 12:24 par Nefertari

  • Tombe de Pétosiris

    Tombe de Pétosiris

    20/08/2012 12:24 par Nefertari

 

Situé à proximité de la ville d'Hermopolis, sur le site de Tounah el-Gebel, le tombeau de Pétosiris est dédié à un prêtre du dieu Thot qui fut considéré comme un sage par ses contemporains et reçut longtemps après son décès des témoignages de dévotion comme en témoignent les nombreux graffitis de l'époque gréco-romaine que l'on trouve sur les murs de sa chapelle de culte qui fut édifiée au-dessus de son caveau.

Pétosiris vécut sous la XXXe dynastie ainsi que sous la seconde domination perse et le début de l'époque macédonienne.

La « chapelle » funéraire qu'il se fit construire fut conçue comme un véritable temple en miniature avec son pronaos et ses chapelles intérieures dédiées au culte funéraire de Pétosiris entourant un naos qui donnait accès au puits funéraire dans lequel on a retrouvé son sarcophage qui est aujourd'hui exposé au musée du Caire.

L'architecture de ce temple funéraire miniature est intéressante à plus d'un titre, car elle préfigure celle des grands temples de l'époque ptolémaïque. Le pronaos est en effet constitué d'une salle hypostyle dont la façade à quatre colonnes comprend déjà les murs d'entrecolonnement ou murs-bahuts qui seront systématiquement développés dans l'architecture des derniers temps de l'histoire de l'Égypte antique.

Mais ce sont surtout les reliefs et programmes décoratifs développés sur les murs du monument qui retiennent l'attention. Les reliefs du pronaos sont uniques en leur genre associant le style purement égyptien de représentation en deux dimensions au style grec donnant ainsi à l’ensemble un ton très naturaliste qui tranche quelque peu avec l'austérité des reliefs religieux des chapelles de culte. Les scènes classiques du défunt surveillant les travaux de son domaine sont reprises ici dans ce style avec un luxe de détail et une minutie qui nous apporte un témoignage précieux sur la vie contemporaine de Pétosiris en Égypte.

C'est bien du reste ce qui rend ce monument si spécial car traditionnellement ces scènes étaient traitées à cette époque avec un certain archaïsme propre à la renaissance Saïte initiée par la XXVIe dynastie et développée et accrue par les dynasties suivantes.

Au tombeau de Pétosiris nous pouvons assister à ce qu’était probablement la société égyptienne de l’époque. Un mélange de population venue de toute la Méditerranée qui associait leurs savoirs et leurs cultures à ceux des égyptiens, sur les rives d’un Nil désormais définitivement ouvert aux influences étrangères.

Cleopatra (Liz Taylor)

13/08/2012 21:54 par Nefertari

  • Cleopatra (Liz Taylor)

    Cleopatra (Liz Taylor)

    13/08/2012 21:54 par Nefertari

Trop beau dessin :)!

Amanishakhéto

13/08/2012 18:51 par Nefertari

La reine Candace Amanishakéto (v. -35/ v. -20) est la fille de la reine Amanirenas, et l'épouse d'un frère à qui elle a survécu. Sa succession est assurée par sa fille, Amanitore, laquelle est mentionnée dans la Bible (Actes des Apôtres 8.27).

 

Entre -28 et -21, le Romain Auguste décide d'expédier en Nubie des légions, déjà postées en Égypte. Les Nubiens de Basse-Égypte se révoltent, renversant les monuments officiels, y compris les statues récemment érigées par Auguste lui-même. La tête de l'une d'elle, un bronze d'Auguste, est séparée de son corps et portée à Méroé, où elle est intentionnellement enterrée sous le seuil d'un des palais de sorte que chaque fois qu'un Méroïte entre et sort, il piétine symboliquement la tête de leur ennemi.

On pense qu'Amanirenas, la mère de la reine Amanishakéto, est susceptible d'avoir régné pendant cette période. Apparemment, elle partageait la puissance avec Akinidad, lequel a continué à régner après la succession d'Amanirenas à Amanishakhéto. Celle-ci refuse de se soumettre à Auguste et harcèle les légions romaines.

En -23, elle fait une incursion en Égypte, envoie ses troupes en Thébaïde piller l’île de Philæ. Une armée de 30 000 Nubiens et Axoumites anéantit trois cohortes romaines en garnison à Syène, pillant toutes les villes sur son passage jusqu'à Éléphantine. Le préfet romain Gaius Petronius contre-attaque, bat les coalisés, détruit et pille Napata en Nubie. Elle demande la paix ; un traité est conclu par les ambassadeurs d'Amanishakhéto avec l'empereur Auguste à Samos en -21. Ce traité se conclut étonnamment à l'avantage des Nubiens puisque le royaume de Méroé prospèrera encore durant plus de deux cents ans. Ce qui laisse envisager une semi défaite des Romains dans ce royaume d'Afrique.

Amanishakéto possède richesse et puissance, vu la pyramide, où elle est enterrée et les trésors qui l'entoure dans sa mort. C'est à Méroé que se trouve sa résidence et plusieurs temples. Découvert en 1832 par l'explorateur italien Giuseppe Ferlini, son palais en brique est un des plus grands identifiés jusqu'à présent ; il mesure environ61 mètres de longueur et couvre un domaine d'environ 3 700 mètres carrés. Le rez-de-chaussée comporte plus de soixante pièces.

 

Candace

13/08/2012 18:48 par Nefertari

 

Une candace est une reine chez les Koushites, comme pharaon signifie roi chez les Égyptiens. En effet, il s'agit d'un titre qui se déduit probablement du méroitique « la mère du roi », k(n)dke.

Il y eut plusieurs reines en Nubie. Les Actes des Apôtres, Actes 8;27-39, mentionnent une d'entre elles, dont un ministre fut converti et baptisé par saint Philippe le diacre. Selon Pline l'Ancien, il rapporte qu'une femme appelée « Candace » régnant dans l'île de Méroé de la terre des Éthiopiens envoya son officier auprès de Saint Philippe en Samarie. Celui-ci revint en Éthiopie avec le témoignage de la connaissance du Dieu de l'univers.

Mais la plus connue reste la candace Amanishakhéto, reine du royaume soudanais de Napata et Méroé au temps d'Auguste, qui refuse de se soumettre et harcèle les légions romaines. En l'an -20, elle fait une incursion en Égypte, en pillant toutes les villes sur son passage jusqu'à Éléphantine. Arrêtée par les troupes romaines, elle demande la paix et rentre dans son royaume qui, grâce au traité conclu par Amanishakhéto avec l'empereur Auguste, prospère durant encore plus de deux cents ans.

 

Satdjéhouty

09/08/2012 15:47 par Nefertari

  • Satdjéhouty

    Satdjéhouty

    09/08/2012 15:47 par Nefertari

Satdjéhouty (ou Sitdjéhouty), dont le nom signifie « Fille de Thot » est une princesse égyptienne de la XVIIe dynastie, sœur et épouse royale du roi Séqénenrê Taâ. Elle naît à la fin de la seconde période intermédiaire et est contemporaine de la reconquête du pays et de l'expulsion des Hyksôs de la XVe dynastie.

 

Sur son masque funéraire, au revers duquel figure l'un des premiers extraits tirés du livre des morts, elle est présentée ainsi : « fille de roi, sœur de roi Satdjéhouty, nommée Satibou, juste de voix, née de l'épouse royale Tétishéri ».

Une toile funéraire, découverte dans la tombe QV47 de la vallée des reines et appartenant à une princesse Ahmès, complète la généalogie de Satdjéhouty. La princesse Ahmès est fille et sœur de roi, « engendrée par le dieu bon, Séqénenrê, fils de Rê Taâ, et mise au monde par la fille du roi, sœur du roi, épouse du roi Satdjéhouty».

Ahmès est la seule enfant attestée de Satdjéhouty. L'absence du titre de mère du roi suggère que Satdjéhouty n'eut pas de fils, et la plupart des autres enfants connus de Séqénenrê Taâ eurent la grande épouse royale Ahhotep pour mère. Satdjéhouty fut sans doute une épouse secondaire de son frère.

Sa momie fut découverte vers 1820, ainsi que son sarcophage, son masque funéraire et un scarabée de cœur. Une pièce de lin retrouvée avec ces éléments comportait un texte indiquant qu'il s'agissait de présents offerts par sa nièce, l'épouse et mère royale Ahmès-Néfertary. Ainsi Satdjéhouty vécut-elle au moins jusqu'au règne de son neveu Ahmôsis, voire jusqu'à celui d'Amenhotep Ier.

Le sarcophage de Satdjéhouty est aujourd'hui au musée de Munich. Son masque funéraire est quant à lui exposé au British Museum.

 

Tadukhipa

09/08/2012 15:42 par Nefertari

  • Tadukhipa

    Tadukhipa

    09/08/2012 15:42 par Nefertari

 

TadukhipaL'aimée de Khepa, est la fille de Tushratta, l'empereur du Mitanni (règne : ca. -1382 / -1342) et de la reine Juni, une princesse égyptienne.

On sait peu de chose sur Tadukhepa. Quelques égyptologues, dont Hans Wolfgang Helck, pensent qu'elle naquit pendant l'an 21 (ou 25) du règne d'Amenhotep III. Elle sera l'épouse de ce dernier en l'an 36 de son règne, alors qu'elle n'a que 12/15 ans. Cependant, quelques égyptologues pensent qu'un âge plus élevé à son mariage ne peut être exclu. Ce fut avant l'an 36, que la princesse se rendit en Égypte, mais de longues négociations eurent lieues au sujet de la dot, comme le précisent les lettres d'Amarna EA 19 et 22. Amenhotep III est mort presque deux ans plus tard (- 1353), à 45 ans, soit 37 ans après son accession au trône. Son fils et héritierAmenhotep IV/Akhénaton, a hérité de son harem et épouse aussi Tadukhipa. Le reste de sa vie nous est inconnu. Tadukhepa ne fut jamais Grande Épouse Royale (Hmt-nswt wr-) et resta une épouse secondaire. Il n'y a pas d'enfant connu de cette union.

Son identification à Néfertiti a été proposée comme solution aux destins incertains de Tadukhipa et de Néfertiti. Cependant, d'autres identifient Tadukhipa avec Kiya, supposée avoir été une autre reine d'Akhénaton.