La Déesse Neith

23/01/2010 08:00 par Nefertari

  • La Déesse Neith

    La Déesse Neith

    23/01/2010 08:00 par Nefertari

Représentée comme une femme avec pour attributs la couronne rouge de la Basse Egypte, des arcs, des flèches croisées et un bouclier sur la tête (parfois dans les mains).Antique déesse égyptienne de Saïs devenue la déesse dynastique lorsque sous la XXVIe dynastie cette ville devint la capitale. Elle est l'épouse de Khnoum ou, dans la Fayoum, de Sobek.Une de ses charges est de protèger les viscères du roi en compagnie d'Isis, de Selkis et de Nephthys. Elle est en charge du vase canope contenant l'estomac du défunt. Placé à l'est, il était fermé par un bouchon représentant le génie Douamoutef à tête de chacal.
Adorée dans plusieurs ville dont Memphis et Esna, y compris comme divinité funéraire, elle fut identifiée par les Grecs avec Athéna. Elle est parfois assimilée à la déesse Nout, la voûte céleste.

Le Dieu Min

23/01/2010 07:55 par Nefertari

  • Le Dieu Min

    Le Dieu Min

    23/01/2010 07:55 par Nefertari

Homme debout le phallus en érection, le bras droit levé en équerre en arrière de la tête et portant le flagellum royal. Il est coiffé d'une couronne surmontée de deux hautes plumes et son corps est gainé dans un linceul, ce qui lui donne la forme d'une momie.
Il est « le taureau de sa mère », la déesse ciel qu'il féconde chaque soir pour donner naissance au soleil.
Antique divinité vénérée à Coptos et à Panopolis et assimilée à Amon de Thèbes. Dieu de la fécondité et à caractère solaire, à l’origine il apparaît comme fétiche. Par la suite, il prend un aspect humain, avec des caractères chrysaliformes.
Il était considéré comme dispensateur du pouvoir sexuel, ainsi que comme dieu de la pluie, donnant l’énergie nécessaire à la croissance du blé. Il était encore le seigneur des terres étrangères et du désert oriental et le protecteur des nomades. Son animal sacré était le taureau blanc.

Le Dieu Khonsou

23/01/2010 07:52 par Nefertari

  • Le Dieu Khonsou

    Le Dieu Khonsou

    23/01/2010 07:52 par Nefertari

Il est représenté comme un homme à tête de faucon coiffé du globe lunaire, aspect adulte ou enfant au crane rasé portant la mèche latéral de l'enfance, avec un corps en forme de chrysalide enveloppé dans une gaine moulante tenant dans les mains les emblèmes de la royauté.
A l'origine divinité lunaire dont le nom signifiait « le voyageur » et qui luttait contre les forces des ténèbres aux côtés de pharaon. Dans la triade de Thèbes, il est considéré comme le fils d’Amon et de Mout.
Tardivement, il devient un dieu guérisseur connu sous le nom de « Khonsou le Conseiller ». Le Ir (la vue) lui est parfois associé.

Le dieu Knoum

23/01/2010 07:50 par Nefertari

  • Le dieu Knoum

    Le dieu Knoum

    23/01/2010 07:50 par Nefertari

Esna, Antinoë et Eléphantine. Un temple lui était également dédié sur l'île de Philaé et on le retrouve dans une dizaine de villes d'Égypte sous des formes variées.
Bélier ou homme à tête de Bélier aux cornes horizontales. Il tient dans sa main la croix ansée (ankh).Ancien dieu égyptien, Khnoum (le maître de l'eau fraîche) est le dieu des cataractes et puissance créatrice dans la mythologie égyptienne. Il contrôlait la crue du Nil en ouvrant, à Éléphantine, la caverne de Hapy dans laquelle se trouvait l'Inondation. Il joue là un rôle majeur dans le quotidien des Égyptiens, préservant le peuple de la famine.Démiurge qui modela l'œuf de la création, dans le mystère de la naissance divine, il modela également l'enfant-roi. Khnoum forme ses créations sur son tour de potier avec le limon du Nil, pour leur donner vie et façonner leurs Ka.
Il est représenté dans des scènes de couronnement, faisant le portrait du pharaon.

La Déesse Maât

23/01/2010 07:32 par Nefertari

  • La Déesse Maât

    La Déesse Maât

    23/01/2010 07:32 par Nefertari

Elle est représentée, souvent accroupie, portant sur la tête une plume d'autruche, ou parfois en forme de plume.
Déesse égyptienne symbole de l’ordre cosmique, de la justice et de la vérité. Elle est considéré comme la fille du dieu solaire Rê et comme la compagne de Thot.
Elle symbolise l’équilibre de l’ordre de l’univers et établit le code de comportement des êtres humains, c'est grâce à elle que le monde fonctionne.
Le premier devoir de pharaon est de faire respecter la loi de Maât dans toute l'Égypte. Ainsi comme ses sujets, le pharaon obéissait à Maât et parfois les reliefs de temples le représentaient offrant aux dieux une petite statue à son effigie.
Le jour du jugement (la pesée de l'âme), la plume de Maât était déposé sur un plateau de la balance, et le cœur du défunt sur l‘autre, afin d'établir si celui-ci était sincère.

Sethi 1er

23/01/2010 07:25 par Nefertari

  • Sethi 1er

    Sethi 1er

    23/01/2010 07:25 par Nefertari

Nouvel Empire, XIXème dynastie. Il régna de -1292 à -1279 avant J.-C.

Parents: Le pharaon Ramsès Ier et sa Grande Epouse Royale Satrê.

Successeur:
Ramsès II, son fils.

Fils de Ramsès Ier et de SatRê, Sethy Ier naquît probablement au début du règne d’Horemheb voire même pendant celui d’Ay. A cette époque, la noble famille vivait en Basse-Egypte, dans la région du delta du Nil, sûrement près de la ville d’Avaris, l’ancienne capitale Hyksôs.
Jeune guerrier, plein de bravoure et d’esprit tactique, il débuta une brillante carrière militaire sous le règne d’Horemheb. On pense d’ailleurs que ce dernier ne choisit pas par hasard Ramsès Ier comme son successeur. Il remarqua sans doute une âme de grand pharaon à l’intérieur de Sethy Ier. D’autre part, rappelons que, déjà sous le règne d’Horemheb, le jeune soldat était le père d’un enfant, le futur Ramsès II. C’est la raison pour laquelle, en nommant Paramessu (Ramsès Ier) à la tête du pays, Horemheb savait que l’avenir de l’Egypte serait assuré dans un futur plus ou mois lointain. En tant qu’habile politicien, il voyait sans doute là l’avènement d’une nouvelle dynastie ! Il ne savait pas à quel point il avait raison !
Sous le bref règne de son père, il est fort probable que Sethy Ier fut déjà vizir et portait le titre de « prince régent ». On avait donc, comme pour Horemheb et Ramsès Ier, un phénomène de corégence visant à faciliter le plus possible la succession. Nous ne disposons que de très peu de données concernant les activités de l’héritier du trône sous le règne de son prédécesseur. Seules quelques traces subsistent à l’intérieur de textes dédicatoires à son père ; notamment grâce à la stèle de Bouhen, réalisée en l’an I du règne du tout récent pharaon.
A la mort de Ramsès Ier, lorsqu’il prit le pouvoir, Sethy Ier était âgé d’environ une trentaine d’années. Il était déjà marié à Touya (ou Touy), mère de Ramsès II. Celle-ci, issue d’une famille militaire, possédait une forte personnalité, avec beaucoup de sagesse et influença grandement les actions de son mari et de son fils. Elle mourut dans la 23ème année du règne de Ramsès II ; donc bien après son époux.
Peu de temps après son avènement, Sethy Ier dut faire face à une révolte des pays voisins de l’Egypte, jusque là soumis. Il organisa donc une vaste campagne militaire pour rétablir l’ordre aux frontières du royaume. Les batailles se soldèrent par une écrasante victoire du pharaon. Cette dernière est d’ailleurs contée sur le mur sud de la grande salle hypostyle du temple de Karnak. D’autres guerres furent lancées, comme par exemple contre les Hittites ou leurs alliés, afin de repousser au maximum les limites du territoire et garantir au mieux la sécurité du pays. La visée d’expansion du territoire de Sethy Ier pouvait donc se voir comme une volonté de maintenir à distance ses ennemis afin d ‘assurer à l’Egypte un calme et une paix nécessaires à sa prospérité. Cependant, certains peuples, dont les Hittites ou le peuple de Qadesh, ne l’entendirent pas de cette façon et cherchèrent à amplifier les foyers de révolte dans de nombreux territoires soumis. Son fils, Ramsès II, héritera de ce climat de tension et devra le solutionner.
Outre cet aspect guerrier, Sethy Ier était aussi et surtout un grand bâtisseur ! De grandes constructions ont été réalisées durant son règne. Elles resteront d’ailleurs, pour beaucoup, les plus belles de l’Egypte ! Ce pharaon nous a légué par exemple le fabuleux Grand Temple d’Abydos. Construit en calcaire fin, il présente une forme particulière en L. Il fut ordonné et débuté par Sethy Ier puis achevé par Ramsès II.

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Les portiques et pylônes situés à l’entrée de ce temple sont quasiment détruits. On accède donc rapidement à la première salle hypostyle qui présentait à l’origine sept portes dont quatre ont été murées puis décorées par Ramsès II. En continuant notre chemin, nous arrivons à une seconde salle hypostyle comprenant également sept portes qui aboutissent à sept lieux de culte dédiés à Sethy et à un dieu différent à chaque fois. Une salle supplémentaire fut, quant à elle, dédiée à Osiris (Osireion). Les bas-reliefs sont certainement les plus beaux d’Egypte. Son temple funéraire de Gournah, situé à l’ouest de Thèbes, est lui aussi, sur bien des points, tout à fait remarquable. Notamment grâce à sa situation, qui en faisait un lieu de culte de choix lors des fêtes religieuses. Il se situait en effet au bord d’un canal menant directement au temple de Deir el-Bahari, étape finale de la procession. Une autre de ses grandes réalisations fut certainement la Grande Salle Hypostyle du temple de Karnak. Il s’agit d’une immense salle de 102 mètres de long et de 53 mètres de large où se dressent, sur 16 rangées, 134 colonnes papyriformes d’une hauteur de 14 à 24 mètres.
La décoration, très impressionnante, fut réalisée par étapes, chaque pharaon apportant sa pierre à l’édifice. Certains ont par exemple rajouté des pylônes ou d’autres ont inscrit le récit de leurs batailles victorieuses (Ramsès II et la bataille de Qadesh par exemple). Tout ceci fait de ce temple une des plus grandes merveilles de l’Egypte Antique.
Le règne de Sethy Ier dura ainsi un peu moins de quinze années. Si l’on considère qu’il monta sur le trône vers l’âge de 30 ans, sa mort aurait eu lieu autour de la cinquantaine. Certains spécialistes pensent que, Ramsès II, son successeur, était déjà corégent sous le règne de son père. Cette hypothèse s’appuie sur le texte d’un bas-relief situé sur le temple de Gournah où l’héritier est décrit au côté du pharaon lors d’une scène de couronnement. Ainsi, a priori, à la mort de Sethy Ier, la transition s’est faite simplement avec son fils, Ramsès II, déjà corégent du royaume. Il continuera les actions entreprises par son père en honorant sa mémoire.

Il fut enterré dans la tombe KV 17 de la Vallée des Rois. Comme pour Ramsès Ier, elle fut découverte par l’explorateur italien Giovanni Belzoni en 1817. Dès l’Antiquité, ce tombeau fut pillé comme de nombreux autres. C’est d’ailleurs certainement pour cette raison que la momie du souverain fut déplacée dans la cachette royale de Deir el-Bahari.
Ce n’est qu’en 1881 (64 ans après la découverte du tombeau) que le corps de Sethy Ier fut découvert et extrait de la fameuse cachette de Deir el-Bahari. L’analyse de son état confirme l’hypothèse d’une mort autour d’une cinquantaine d’années.

 

Amenhotep III

22/01/2010 08:12 par Nefertari

  • Amenhotep III

    Amenhotep III

    22/01/2010 08:12 par Nefertari

Nouvel Empire, XVIIIème dynastie. Il règne de 1392 à 1355 avant J-C.

Le pharaon Thoutmosis IV et sa Grande Epouse Royale Moutemouya.

Amenhotep IV, son fils, qui prend ensuite le nom d’Akhenaton. Trop jeune lorsqu’il accède sur le trône, c’est sa mère Tiy qui assure la régence.

Amenhotep n’a que 12 ans lorsqu’il accède au trône d’Egypte, succédant à son défunt père Thoutmosis IV, mais son règne s’étendra sur 38 ans, lui laissant le temps de fêter trois fêtes Sed, symbole de régénérescence du pouvoir royal. Sa Grande Epouse Royale fut la reine Tiy, filles de notables d’Akhmîm, Youya et Touya. Cette reine est très présente dans la politique du roi. Elle est assimilée à la déesse Hathor en tant que parèdre du roi, qui est l’Horus régnant sur les hommes, et parfois à la déesse Mout, parèdre du dieu dynastique Amon. Six enfants naissent de ce couple royal : deux garçons, un Thoutmosis qui meurt sans régner, et le futur Amenhotep IV, et quatre filles dont Isis et Satamon qui assureront les fonctions rituelles de reine.
Depuis le règne de son père Thoutmosis IV, une menace s’affirme au nord, sur le plateau de l’Anatolie. Le royaume Hittite est une puissance grandissante qui permet le rapprochement des ennemis d’antan. En effet une réconciliation apparait entre Mitanniens et égyptiens, une alliance est nécessaire pour affronter au mieux la menace l’ennemi du nord. Comme son père, Amenhotep marque cette alliance en épousant une princesse mitannienne du nom de Giloukhépa et une autre princesse babylonienne.
En revanche le roi décide d’affirmer sa présence au sud, en Nubie, en installant des temples dédiés au dieu Amon-Rê de Karnak, mais aussi dédiés au culte du roi et sa reine Tiy. Amenhotep y prend la forme divine lunaire, en tant que Neb-Maât-Rê Seigneur de la Nubie, et Tiy sous la forme de la déesse Hathor, une thématique reprise à l’époque ramesside pour les temples d’Abou Simbel. La reine voit son poids institutionnel renforcé.
Dès le début de son règne, une série de Scarabées commémoratifs de 15 cm de long contre 10 cm de large, portant une inscription sur la face plane, sont répandus dans les zones sous influences égyptiennes. Il en existe cinq types et 250 exemplaires ont été retrouvés :

  • Les Scarabées dit du Mariage en raison de la mention de la reine Tiy, présentant plutôt un état des lieux après les conquêtes égyptiennes, datent de l’an 1.
  • Les Scarabées de la Chasse aux taureaux sauvages, témoignant de la lutte contre le taureau séthien, datent de l’an 2
  • Les Scarabées de la Chasse aux lions, datent de l’an 1 à 10
  • Les Scarabées du Mariage avec la princesse mitannienne Giloukhépa accompagnée de 317 femmes, datent de l’an 10
  • Les Scarabées du Bassin Artificiel, creusé pour la reine Tiy dans la région d’Akhmîm, datent de l’an 11.
  • Ces scarabées étaient des supports d’information diffusés au-delà des frontières du Double-Pays.

L’apogée de l’art égyptien naît sous le règne de ce pharaon respectueux de ces ancêtres. Les types statuaires se multiplient, associant le quartzite, roche de couleur rouge associée au soleil et la granodiorite de couleur noire associée à la terre fertile.
Plus de 1000 statues royale et divine ont pu être découverte, à l’effigie de la déesse lionne Sekhmet, du babouin Thot, d’autres encore de Nephtys ou Anubis, tous des thèmes nouveaux de l’art statuaire. Parmi le thème statuaire, les statues royales se retrouvent en grand nombre, dont 45 colosses de plus de 3m de hauteur, et de nombreux ouchebtis.
Ce développement statuaire traduit une idéologie nouvelle de la conception du pouvoir. Les statues royales sont des monuments cultuels, les colosses sont désignés comme « image vivante » (« tout-ankh »). Le roi se rapproche du dieu créateur, il n’est plus seulement son fils, il devient sa représentation, on parle alors de divinisation ou déification du roi de son vivant.
Durant ses dernières années de règne, les statues à son effigie présente un roi jeune. Ces traits rajeunis témoignent du rajeunissement royal obtenu lors de la fête Sed, dite fête du Jubilé. Amenhotep III confie à Amenhotep fils de Hapou et Nebmertouf la tâche de lire les textes de l’Ancien Empire pour fêter le Jubilé selon la tradition ancienne. Ce travail de retour aux sources leur vaut d’être estimé par le roi et d’être ainsi représentés auprès de lui lors des trois jubilés de l’an 30, de l’an 33 et de l’an 36.
Du côté des constructions, Amenhotep III laisse sa marque sur le Grand Temple d’Amon à Karnak. On lui doit la déviation de l’axe nord-sud, dit axe royal, en implantant le dixième pylône en correspondance avec l’entrée du temple sur l’axe est-ouest dit axe divin. Son projet était d’ériger deux colosses de 21 m de haut à son effigie au devant, un seul sera implanté, il n’en reste qu’un fragment de pieds de grandes dimensions. Il démonte les monuments présents dans la cour, la Chapelle Blanche de Sésostris 1er et la Chapelle Rouge d’Hatchepsout, et l’utilise pour combler son pylône. Il installe également une colonnade (celle qui se trouvera au cœur de la grande Salle Hypostyle), afin d’offrir un accès monumental à l’entrée du temple. Il installe encore le troisième pylône et démonte tout ce qui se trouve dans la cour, comblant ainsi son pylône de monument tel que la Chapelle Blanche de Sésostris 1er et la Chapelle Rouge d’Hatchepsout.
Au lieu dit Opet, il fait ériger un temple à colonnade, en incluant dans son complexe la chapelle-reposoir de barque d’Hatchepsout. Il s’agit du temple de Louqsor, visité chaque année par les statues de la triade thébaine (Amon, Mout et Khonsu) lors de la fête d’Opet, durant une quinzaine de jour. Le reste du temps, un culte était rendu au roi divinisé, d’où la reprise du thème de la théogamie, déjà dépeint sur les parois du temple d’Hatchepsout à Deir El-Bahary. Le dieu Créateur Amon prend l’apparence du roi Thoutmosis IV pour s’unir à la Grande Epouse Royale Moutemouya, Amenhotep III est alors considéré comme fils charnel du dieu.
A Thèbes ouest, à Malgata, il fait ériger un immense palais royal, et y creuse un lac artificiel en l’honneur de son épouse Tiy, et il est possible qu’il fut également utilisé pour faire des courses de char.
Thèbes ouest accueille le temple de millions d’années, l’Amenophium, improprement appelé temple funéraire. Ce temple au culte royal, est utilisé comme reposoir de barque pour la statue d’Amon lors de ses différentes haltes lors de la Belle Fête de la Vallée. Le roi mort est transporté dans ce palais avant sa momification, et il reste possible que la momification ait pu avoir lieu au sein même de ces temples. Ils sont caractéristiques des rois du Nouvel-Empire. Son entrée est aujourd’hui visible grâce à l’imposante stature des deux colosses dit de Memnon. Fissuré par un séisme, le colosse nord émettait des sifflements aigus au lever du jour. A l’époque grecque, ce monument est associé à Memnon, héro grec tué par Achille dans l’Iliade, et implorant sa mère l’Aurore. Ce lieu attirait de nombreux pèlerins qui venaient consulter l’Oracle de Memnon. Durant l’époque romaine, Septime Sévère le fait restaurer le privant de sa voix à jamais. L’Amenophium, placé à la limite du désert et des terres cultivables, a énormément souffert. Les blocs de gré le constituant, baignant tous les ans dans les eaux de la crue, ont fini par éclater, à tel point qu’il est démantelé après la XXe dynastie. Mais ce temple des millions d’années, le plus grand connu à ce jour (550m de long contre 700m de large) aura accueilli les trois fêtes jubilaires du roi.
D’ailleurs, Amenhotep fils de Hapou, architecte d’Amenhotep III, scribe royal sous les ordres directs du roi, et scribe royal à la tête des recrues (il recrute les hommes pour les expéditions et pour les grands travaux), aussi Chef de tous les Travaux du roi, est chargé d’organiser le premier Jubilé du roi, normalement une tâche exclusivement réservée au premier héritier du roi (Amenhotep IV). Les privilèges de ce grand personnage ne s’arrête pas là puisqu’il a installé des statues cultuelles de lui-même dans plusieurs temples d’Egypte, comme à Athribis son lieu d’origine, et dans les différents complexes de Karnak, jouant alors le rôle d’intermède entre les hommes et les dieux. Autre fait unique pour un personnage non-royal, Amenhotep fils de Hapou possède son propre temple des millions d’années, érigé tout près de celui d’Amenhotep III. Sa tombe, pas retrouvé, aurait été creusé dans la vallée des rois, et des fragments de son sarcophage, eux retrouvés, présentent des dimensions royales. Son importance est telle qu’il devient aussi célèbre qu’Imhotep, et devient lui aussi un protecteur, un sauveur.
A la mort d’Amenhotep III, une certaine Egypte disparait. L’unité politique et religieuse d’une Egypte respectée au-delà de ses frontières se voit bouleversé par le cours règne de son fils, Amenhotep IV, remettant en question le temporel et la spiritualité, fondement de la théologie égyptienne.
Cette tombe décorée selon le Livre de l’Amdouat sur fond bleu-gris, n’échappe pas au pillage de la XXIe dynastie. Sa momie est retrouvée par Victor Loret en 1898 dans la tombe d’Amenhotep II qui fut réutilisé comme cachette de momie royale, elle présente un homme d’une cinquantaine d’année ayant succombé à la maladie b. Dans cette cachette la momie d’une femme âgée a été authentifiée comme celle de la reine Tiy.

 

Les Soleils de Nefertari by Michelle Moran

22/01/2010 07:33 par Nefertari

  • Les Soleils de Nefertari by Michelle Moran

    Les Soleils de Nefertari by Michelle Moran

    22/01/2010 07:33 par Nefertari


Résumé de l'Histoire:

Un vent de changement souffle sur la ville de Thèbes. Un incendie a emporté toute la famille royale, à l'exception de la petite Néfertari, nièce de Néfertiti. Descendante de l'ancienne famille régnante qualifiée d'hérétique par la nouvelle dynastie, Néfertari devient une paria et erre seule dans les couloirs déserts du palais.
Jusqu'au jour où la tante du pharaon décide de la prendre sous son aile et lui offre une éducation digne d'une princesse. Ensorcelé par le charme irrésistible de Néfertari, le fils du pharaon, le futur Ramsès II, décide de l'épouser malgré l'opposition du peuple d'Egypte.
Dotée d'une intelligence politique exceptionnelle et d'une détermination farouche, la jeune Néfertari parvient à s'élever au-dessus des intrigues de cour et à s'imposer comme la reine d'Egypte. Elle entrera dans l'histoire en devenant la meilleure alliée de Ramsès II, l'aidant à surmonter les épreuves d'un règne tumultueux.

Le Temple d'Hatchepsout

20/01/2010 15:17 par Nefertari

  • Le Temple d'Hatchepsout

    Le Temple d'Hatchepsout

    20/01/2010 15:17 par Nefertari

Pour accéder au Temple d'Hatshepsout, il est conseillé de faire une balade (environ 45 mn) depuis les tombes de Séti Ier et Ramsès II. Vous traverserez ainsi des paysages lunaires et aurez une vue spectaculaire à partir des sommets. Les chemins que vous emprunterez sont plus vieux que les tombes. Les ouvriers et artisans les prenaient tous les jours pour aller travailler.
Le Temple funéraire d'Hatshepsout se trouve au pied de roches de calcaire impressionnantes. La nature semble avoir construit elle-même cet édifice tellement il y est merveilleusement intégré. Il est composé de terrasses taillées en partie dans la falaise.
Il fut érigé en l'honneur d'Amon et à la gloire de la reine Hatshepsout (1490 - 1468 avant JC). Hatshepsout fut la première femme à s'autoproclamer pharaon. Suivirent 20 années de paix et de prospérité dans la région.
Imaginez ce temple décoré avec des plantes luxuriantes et des arbres exotiques.et c'est comme si vous y étiez !
Malheureusement, Akhnaton et, plus tard les chrétiens, firent des ravages dans le temple. Les références au dieu Amon furent effacées et les bas-reliefs furent détruits. Il servit aussi de monastère d'où son nom Deir El-Bahri qui signifie "monastère du Nord". Cependant, on peut encore voir la splendide représentation de la naissance divine de la reine Hatshepsout et son expédition maritime glorieuse au pays de Pount (Ethiopie actuelle) sur les bas-reliefs restant
La voie d'accès au temple est gardée par des sphinx se faisant face. Vous accéderez aux immenses terrasses par des rampes de plus de 30 m de large. C'est dans la grande cour centrale que vous pourrez admirer les plus belles fresques. A chaque extrémité, des chapelles sont consacrées à Anubis, Hathor, Rê-Horakhty et au père d'Hatshepsout, Thoutmosis Ier. Dans la chapelle d'Hathor, 12 colonnes sont surmontées de l'image de la déesse. Deux lions-gardiens en calcaire peint sont sculptés avec le visage de la reine remplaçant celui du lion. Vous pourrez apprécier les traits délicats de son visage. Hatshepsout incarne l'élégance féminine, même si la reine porte souvent le costume masculin de pharaon.

Isis

18/01/2010 07:19 par Nefertari

  • Isis

    Isis

    18/01/2010 07:19 par Nefertari

Isis est le nom grec d'Aset (ou Iset), la déesse protectrice et salvatrice de la mythologie égyptienne. Elle fait partie de la grande Ennéade d'Iounou (Héliopolis).
Isis semble avoir été aux temps anciens la personnification du trône ; son nom en hiéroglyphes Iset, signifie le siège. Dans les inscriptions, elle est représentée sous les traits d'une femme coiffée d'un siège (qui ressemble à un escabeau à trois marches).
Plus tard, sa représentation change ; on la voit comme une femme portant les cornes de la vache enserrant un globe lunaire (À ne pas confondre avec Hathor).
Il se peut qu'elle soit l'héritière d'une déesse-mère préhistorique vénérée dans le delta du Nil, où, d'après le mythe elle éleva l'enfant Horus. On a aussi supposé sa parenté avec une démone mésopotamienne, la Lilith du mythe de Gilgamesh. À la fin de la Ve dynastie, elle est mentionnée dans les textes des pyramides, où elle protège le roi défunt de la putréfaction. Les Ramessides lui construisirent des sanctuaires à Memphis et à Abydos notamment. À l'époque gréco-romaine, elle devint la déesse universelle, invoquée tant en Égypte que dans tout le bassin méditerranéen et au-delà. On lui bâtit le temple de Philaé, sur le Nil, qu'il fallut déplacer sur l'île d'Agilkia à cause du barrage d'Assouan.
Isis est la Grande Déesse par excellence.
Dans le mythe osirien, elle est l'épouse et sœur exemplaire qui, grâce à ses pouvoirs magiques et avec l'aide de sa sœur Nephtys, réussit à ressusciter Osiris, son frère et époux, le temps d'une union d'où naquit le dieu Horus.
Seth voulut se débarrasser de son frère Osiris dont il était jaloux. Il fit construire un coffre en bois précieux et déclara au cours d'un banquet qu'il l'of­frirait à celui dont le corps s'ajusterait exactement à ses dimensions. Osiris, qui était très grand, s'y installa et, aussitôt, Seth, aidé de 72 complices -les 72 génies des demi-décans du zodiaque­- referma le lourd couvercle sur lui et le scella avec du plomb fondu. Puis Seth et ses complices portèrent le coffre sur le Nil et le firent descendre jusqu'à la mer.
Le coffre d'Osiris, porté par les courants de la mer Méditerranée, se retrouva en Phénicie, à Byblos, où il vint s'encastrer dans le tronc d'un tamaris. Isis, partie en barque à la recherche de son époux, arriva jus­qu'à Byblos. S'étant fait reconnaître auprès du roi, elle se fit donner le tronc avec le cercueil et retourna en Égypte où elle cacha le cercueil dans les marais du delta.
Mais, alors qu'il chassait au clair de Lune, Seth retrouva le corps qu'il coupa en quatorze morceaux et les dispersa de tous côtés.
Isis remonta alors sur sa barque de papyrus à la recherche des morceaux du corps de son bien-aimé, à tra­vers le labyrinthe du marais, mais elle n'en retrouva que treize sur les quatorze. La seule partie introuvable, malgré tous ses efforts et l'aide des obligeants crocodiles, fut le membre viril car il avait été mangé par des poissons. Toutefois il avait eu le temps de donner au fleuve sa force fécondante.
Isis se résolut à fabriquer un phallus artificiel en argile et le consacra. Elle insuffla à Osiris le souffle de la vie, et lui donna un fils, Horus.
C'est du mythe osirien que venait en Égypte pharaonique la coutume d'arranger des mariages incestueux dans la famille royale, non seulement pour préserver le sang pur familial et royal, mais également pour perpétuer ce rite divin qui faisait d'eux des dieux (car Pharaon et la reine étaient des dieux au même titre que ceux énumérés ci-dessus).
Symbole de la féminité dans ses aspects biologiques, c'est par elle que s'accomplit le mystère de la vie. En langage freudien, on pourrait même dire qu'Isis représente la matrice, la coupe féminine qui reçoit le principe masculin. La mythologie veut qu'elle ait ramené Osiris à la vie en lui administrant une fellation.
En tant que magicienne ayant ramené Osiris à la vie, elle est aussi déesse guérisseuse et protectrice des enfants. Les malades portaient parfois des amulettes à son effigie.
En tant que mère d'Horus, elle est dispensatrice de vie et déesse gardienne qui veille sur son enfant. Dans ce rôle, elle est souvent représentée en Isis lactans à l'époque romaine, portant l'enfant Horus dans ses bras et lui donnant le sein. La Vierge allaitant le Christ n'est certainement pas sans rapport avec le souvenir de l'épouse d'Osiris et les vierges noires chrétiennes sont autant de réminiscences d'elle.
En tant que veuve d'Osiris, elle est une divinité protectrice du défunt. Avec Nephtys, Neith et Serket, elle est gardienne du sarcophage qu'elle protège de ses bras déployés, alors qu'Imsety, fils d'Horus, veille sur l'un des quatre vases canopes renfermant les viscères du défunt : le vase à tête d'homme qui contient le foie.