Mykérinos et la Reine Khâmernebti II
24/02/2010 06:51 par Nefertari
Mykérinos est le nom grec du pharaon Menkaourê de l'Ancien Empire égyptien (IVe dynastie). Il aurait régné approximativement de -2490 à -2473 et aurait succédé à Khéphren et précédé Chepseskaf.
Le nom de Mykérinos, comme celui de son père Khéphren et celui de son grand père Khéops, reste attaché à l'édification d'une des trois grandes pyramides de Gizeh.
Nous ignorons presque tout des événements qui marquent son règne.
Le papyrus de Turin indique qu'il aurait régné dix-huit années avant de céder le trône à son fils Chepseskaf, le dernier roi de la IVe dynastie. Hérodote brosse de lui le portrait d'un roi libéral et soucieux d'équité. Il aurait ainsi de lui-même pris la décision de bâtir une pyramide de dimensions beaucoup plus modestes pour ménager son peuple, l'anecdote reste toutefois peu vérifiable.
Son nom est associé à la plus petite des trois grandes pyramides du plateau de Gizeh. Cette pyramide, qui s'élève à l'extrémité sud du plateau de Gizeh, ne représente qu'un dixième du volume de la pyramide de Khéops (hauteur 66 m, côté 108 m).
Des vestiges du temple funéraire érigé au pied de sa pyramide donnent la mesure de la perfection que ses architectes ont recherchée dans la mise en œuvre de la construction : certains blocs, appareillés à joints vifs, atteignent en effet le poids de 200 tonnes.
Beaucoup de sculptures proviennent de ce complexe funéraire, statues du roi en majesté et triades le représentant debout avec la déesse Hathor et des personnifications des nomes d'Égypte.
Le règne de Mykérinos, riche de réalisations monumentales, clôt dans l'art égyptien le chapitre des grandes pyramides.
La Reine Khâmernebti II:
Khâmernebti II est la femme de Mykérinos avec lequel elle engendre Chepseskaf.
Khéphren est le nom grec du pharaon de l'Ancien Empire égyptien (IVe dynastie) Khafrê. Sur le papyrus de Turin, il est appelé Khâef Rê. On situe son règne aux alentours de -2520 / -2518 à -2494 / -2493.
Kaouâb, le prince héritier, meurt avant son frère et c'est Khéphren, le demi-frère de Djédefrê qui prend la succession. Il conserve le titre de fils de Rê en développant l'affirmation de l'importance d'Atoum face à Rê, et laissera derrière lui le grand Sphinx de Gizeh non loin du temple bas de son complexe funéraire.
Il fit construire la seconde grande pyramide du plateau de Gizeh.
Contrairement à ses prédécesseurs, le complexe pyramidal de Khéphren est mieux conservé, que ce soit la pyramide, son temple haut, sa chaussée montante et le temple bas. C'est de ce dernier, ainsi que du temple du sphinx, que proviennent de nombreux fragments de statues à l'effigie de Khéphren dont une complète en gneiss qui est exposée au musée du Caire. Khéphren est représenté assis sur le trône d'Horus, coiffé du némès et la tête protégée par le dieu faucon.
L'ensemble du temple bas de la pyramide de Khéphren, en partie restauré, présente une construction en blocs de granite rouge. Deux sphinxs encadrent les deux portes d'entrée qui s'ouvrent sur une vaste salle en forme de T. Seize pilliers monolithiques soutiennent le plafond à 4,50 mètres de hauteur. De chaque côté du mur, des cavités accueillent les représentations du roi.
Djédefrê (ou Djidoufrâ) est un pharaon de la IVe dynastie de l'Ancien Empire égyptien qui aurait régné de -2528 / -2526 à -2520/-2518.
Il n'a laissé que peu de traces de son court règne, d'autant plus éclipsé que placé entre les trois rois illustres de la dynastie, Khéops, Khéphren et Mykérinos.
On le connaît également sous le nom de Rédjédef par antéposition honorifique (Rê étant dieu, son nom est placé devant).
Son complexe funéraire est sur le site d'Abou Rawash, au nord du Caire.
Peu de documents permettent d'éclairer un règne qui selon les marques de carriers découvertes sur le site de son complexe funéraire à Abou Rawash aurait duré au moins vingt-trois ans. Ce fait découvert récemment sur le site lors des fouilles et études menées par le Fond National de la Recherche Suisse et l'Institut français d'archéologie orientale viennent ainsi remette en cause l'idée d'un règne court, à la marge de la dynastie et ayant subit une damnatio memoriae qui voudrait que son règne eut été illégitime... Il n'en est rien car ces découvertes faites sur le site de son tombeau, associées à celle de son cartouche sur les dalles de fermetures des grandes fosses à barques de Khéops dans les années 1950, attestant qu'il procéda officiellement aux funérailles de son père, éclairent d'un nouveau jour la place et le règne de ce personnage resté trop longtemps à l'ombre des deux grands constructeurs de Gizeh.
Cependant comme pour son père Khéops, peu de représentations du roi subsistent en dehors des fragments statuaires en quartzite retrouvés dans son temple cultuel accolé à sa pyramide.
Certains voient en Djédefrê le même personnage que le fameux magicien Djédefhor du conte du papyrus Westcar bien qu'un personnage du même nom ait un mastaba aménagé sur le plateau de Gizeh. Dans ce conte célèbre de la littérature égyptienne antique, ce fils de Khéops fait venir à la cour le magicien Djedi qui, après un certain nombre de tours destinés à réjouir le cœur du roi, lui annonce sous forme de prédiction la naissance future de trois enfants mâles conçus par Rê et qui régneront sur le trône... mais ne sont pas de sa descendance. Cette prophétie est censée annoncer l'avènement de la Ve dynastie.
Ce qui est certain c'est que Djedferê est le premier pharaon à porter le qualificatif de fils de Rê dans sa titulature et que le choix du site de sa pyramide rattache un peu plus encore son règne à la théologie héliopolitaine, car située en face de la ville du dieu soleil.
De nombreuses guerres ont eu lieu dans l'Egypte pharaonique. Les plus glorieuses ont été attribuées à Ramsès II, remarquable stratège. Parmis les armes utilisées à l'époque on pouvait trouver :
-Le javelot -Le brise-épée -L'arc et les flèches Mais il y avait également des éléments de protection pour les troupes comme la cotte de maille, les boucliers en roseau tressé ou en peau, et le casque. Tout ces équipements du nouvel empire n'a plus rien à voir avec l'armement dont disposait les soldats de l'ancien empire : -un bouclier en bois -une peau de boeuf comme protection corporelle -une lance -une épée Les Egyptiens étaient avant tout des paysans plutôt que des guerriers. Mais lorsqu'une guerre éclatait, ces mêmes paysans s'enrôlent dans l'armée pour défendre leur terre. Sous le règne de Ramsès II l'armée devient très vite une armée de métier, les soldats disposant d'avantages en nature. Suite à des conquètes dans divers pays comme celui des Hyksos ou des hittites, permettent aux egyptiens d'introduire de nouvelles techniques militaires. C'est ainsi que sont apparu le char et les chevaux, les arcs triangulaires, les cottes de maille pour la tête et le buste.
Les titres sont : soldat, chef de patrouille, chef de section, chef de compagnie, général, général en chef.
L'armée au Nouvel empire :
Les meilleurs soldats sont les mercenaires.
La hiérarchie est alors la suivante : Pharaon, Général en chef, Etat major, plusieurs corps sous la protection d'un dieu.
L'infanterie compte des compagnies de 200 à 250 hommes partagés en section de 50 environ.
Il y a des chars.
Sous Ramses IV, l'armée compte 5000 hommes en 4-5 Régiments (placé chacun sous la protection d'un dieu). Chaque régiment compte 4-5 compagnies d'infanterie, soit 1000 hommes et 1 compagnie de chars. Une compagnie compte 4-5 sections de 40 à 50 hommes, et une section compte 4-5 Patrouilles de 8-12 hommes.
Le principe de fabrication du papier de papyrus réside dans la superposition de fines tranches de la tige de la plante, humidifiées, placées en couches et positionnées perpendiculairement les unes sur les autres et compressées. Normalement, seul un côté du papier était utilisé, sur lequel un traitement à base de colle était appliqué afin d'éviter que l'encre ne coule. Chaque morceau ne dépassait pas un demi-mètre de longueur, mais on pouvait assembler de nombreuses feuilles les unes aux autres, pour former de longs rouleaux (comme le papyrus Harris, qui mesure 40 mètres de long). En raison de leurs prix élevés, les papyrus furent rapidement remplacés par les ostraca.
Dans les climats secs, comme en Égypte, le papyrus se conserve convenablement, mais dès lors qu'il est humidifié, la structure se désagrège et l'encre va se diffuser dans les fibres végétales, comme ce fut le cas des manuscrits importés en Grèce et en Italie. Certains exemplaires extraordinaires ont été retrouvés en Égypte, comme les papyrus d'Éléphantine, et les découvertes d'Oxyrhynque ou de Nag Hammadi. À Herculanum, la « Villa des Papyri » qui contient la bibliothèque du beau-père de Jules César fut préservée de l'éruption du Vésuve, et possède de nombreux papyrus intéressants, dont tous n'ont pas encore été récupérés.

Isis-Néféret (Isis-Nofret, Iset-Nofret) fut l'une des Grandes épouses royales de Ramsès II.
Elle donna naissance au moins à deux filles, dont Bentanat, et à trois fils : le futur général Ramsès, Khaemouaset et Mérenptah, qui succédera au grand pharaon. Isis-Nofret était Hemet Nesout Ouret, c’est-à-dire Grande épouse royale, au même titre que Néfertari. Toutefois, Néfertari eut toujours la préséance sur la seconde Grande épouse royale : c’est elle qui portait le titre de Maîtresse de Haute et de Basse-Égypte et de Maîtresse des Deux Terres. C’est à elle que s’adressa la reine hittite Poudoukhépa après la conclusion du traité de paix avec l’Égypte.
Isis-Néféret n'est pas représentée sur les temples jubilaires de son royal époux, notamment au Ramesséum. À Abou Simbel, ce sont ses enfants seuls qui apparaissent en bonne place entre les jambes et de chaque côté des colosses qui flanquent l'entrée du temple. Ici comme partout ailleurs en Haute-Égypte, elle est absente des monuments de Ramsès II. C'est pourquoi, d’après Christiane Desroches Noblecourt :
« certains ont imaginé (…) l’éviction d’Isis-Néféret. D’autres l’ont fait mourir avant l’âge ! Il est une autre raison, sans doute essentielle, dont il faut avant tout tenir compte : Nofrétari avait mis au monde le fils aîné, prince héritier, Amonherouenemef. »
Il se peut aussi que, du vivant de Néfertari, l’influence de la seconde Grande épouse royale ait été confinée à la Basse-Égypte, à Memphis ou à Pi-Ramsès, pour ne pas porter ombrage à l’épouse préférée. Une statue colossale d’Isis-Nofret datée de cette époque et retrouvée récemment à Bubastis en apporterait la preuve, et ce serait l’état des sites de Basse-Égypte qui expliquerait pourquoi la statuaire à son effigie est rarissime. Cette quasi-absence dans la documentation avant la mort de Néfertari serait par conséquent davantage le résultat de la mauvaise conservation des sites dans cette région d'Égypte plutôt que la conséquence d'une disgrâce que seule la place de son fils en tant qu'héritier du trône aurait levée.
Quoi qu’il en soit, après la mort de Néfertari, vers l’an 25 du règne, Isis-Nofret apparaît dans l’iconographie : sur une stèle de la région d’Assouan, en compagnie de Bentanat et de Mérenptah, puis, vers la même époque, dans une grotte du Gebel Silsileh. D’après Christiane Desroches Noblecourt, « faute de mieux comprendre », la mise à l’écart antérieure s’expliquerait donc par le fait que « l’accent ait porté, jusqu’à sa mort, sur Nofrétari, celle qui avait enfanté le premier fils ».
Deir el-Médineh (ou Deir al-Médîna) est le nom arabe d'un village de l'Égypte antique où résidait la confrérie des artisans chargés de construire les tombeaux et les temples funéraires des pharaons et de leurs proches durant le Nouvel Empire (de la XVIIIe à la XXe dynastie). Le site se situe sur le chemin qui mène du Ramesséum à la vallée des reines.
Son nom antique, Set Maât her imenty Ouaset, signifie « La place de Maât (ou Place de vérité) à l'occident de Thèbes ». En effet, le village se trouve à l'ouest de Thèbes, sur la rive opposée du Nil. Le nom arabe de Deir el-Médineh signifie « le couvent de la ville » car, à l'époque de la conquête de l'Égypte par les arabes, le temple du village avait été converti en église chrétienne. Peut-être n'est-ce qu'une légende, mais les artisans vénéraient Amenhotep Ier (-XVIe siècle ) comme fondateur et protecteur de la confrérie.
Les habitants de Deir el-Médineh sont à l'origine d'une grande partie des tombes de la vallée des rois et des temples funéraires qui longent la rive ouest du Nil. Ils sont entre autres à l'origine des tombes des Aménophis, des Thoutmôsis, des Ramsès et du plus médiatique des pharaons, le jeune Toutânkhamon. On leur doit également le temple monumental d'Hatchepsout sur le site de Deir el-Bahari. Sur le flanc de la colline bordant le village, les tombes des ouvriers ont été construites et décorées par les ouvriers de la nécropole eux-mêmes. On trouve y entre autres les tombes d'Ipy, de Pached, et de Senedjem. Les fouilles ont permis de retrouver un grand nombre d'ostraca (débris de matériaux sur lesquels on a écrit ou dessiné) et de papyri, qui renseignent d'une façon détaillée sur la vie quotidienne des ouvriers. Ceux-ci apparaissent comme un personnel très qualifié de petits fonctionnaires, bien logés, nourris, soignés, bénéficiant d'un statut enviable. Ces grands travaux n'ont donc pas été réalisés, contrairement à une légende tenace, par une population d'esclaves.
Le village fut abandonné, puis pillé, durant la Troisième période intermédiaire qui débuta à la fin du règne de Ramsès XI. La déesse Mert-Seger (la cime) était la protectrice du village. Elle résidait au sommet de la pyramide naturelle formée par un pic de la montagne thébaine (450 m).

"La Pyramide de la ville de Deir El Medineh"
À son apogée, le village couvrait une superficie de 5600 m² et comptait moins d'une centaine d'habitants.
Ceint par une muraille haute de cinq mètres environ, percée d'une porte gardée nuit et jour, le village est composé de soixante-dix maisons mitoyennes donnant sur une rue principale. Chaque maison, construite en brique crue sur des fondations de pierre, comprend trois ou quatre pièces : une entrée avec une chapelle surélevée ; une pièce de vie au plafond également surélevé et percé de petites fenêtres laissant passer le jour, équipées d'une sorte de capte-vent destiné à apporter un peu de fraîcheur à l'intérieur ; une ou deux pièces donnant sur une cour équipée d'un four en argile et servant de cuisine. Ces cours étaient protégées du soleil par des canisses de roseau. Enfin, les maisons étaient complétées par une cave, destinée à maintenir au frais les denrées alimentaires. Le toit plat constituait un espace supplémentaire de couchage et de stockage. Les murs intérieurs étaient enduits et peints de motifs colorés géométriques imitant des tissus décoratifs.
Le mobilier était limité et simple, les pièces étant petites et le bois rare et onéreux. Les vêtements, cosmétiques et objets de valeur étaient entreposés dans des paniers, des pots ou des coffres en bois. Les maisons les plus riches disposaient de lits, de chaises et de tabourets mais dans les plus modestes -la majorité de celles de Deir el-Médineh-, des banquettes en brique crue servaient pour dormir et s'asseoir. Les repas étaient servis sur des plateaux, parfois soutenus par des tréteaux mobiles.
Les tombes des artisans étaient hors de l'enceinte et jouxtaient le village.
Un temple de construction ptolémaïque y fut édifié par Ptolémée IV pour les déesses Hathor et Maât.
Deux équipes se partagaient les tâches d'aménagement et de décoration des sépultures pharaoniques. Chacune comptait contremaîtres, maçons, peintres, graveurs, sculpteurs, etc. La cité se développa jusqu'à compter sous Ramsès IV quelque 1 200 artisans nourris par une noria de pêcheurs, cultivateurs et porteurs d'eau.
D'époque ptolémaïque, le petit temple de Deir el-Médineh (neuf mètres de large sur vingt-deux mètres de long) comporte trois sanctuaires juxtaposés précédés d'un vestibule soutenu par deux colonnes à chapiteau hathorique.
Ici étaient vénérées Amon-Rê-Osiris, Amon-Sokar-Osiris et Hathor et on trouve dans un des sanctuaires une très rare représentation de la pesée du cœur devant Osiris qui devait définir si le défunt était apte ou non à entrer dans le royaume des morts.
Bien que fort modeste, le temple est pourvu d'un mammisi, actuellement visible sous la forme d'un renfoncement dans un des murs extérieur du temple, lui même entouré par une enceinte en briques crues typique.
Outre le temple de Deir el-Médineh, le site est parsemé de fondations d'autres temples plus anciens, notamment le petit temple d'Amenhotep Ier et la chapelle d'Hathor construite par Séthi Ier alors que d'autres éléments remontent à Ramsès II.