Mykérinos et la Reine Khâmernebti II

24/02/2010 06:51 par Nefertari

  • Mykérinos et la Reine Khâmernebti II

    Mykérinos et la Reine Khâmernebti II

    24/02/2010 06:51 par Nefertari

Mykérinos est le nom grec du pharaon Menkaourê de l'Ancien Empire égyptien (IVe dynastie). Il aurait régné approximativement de -2490 à -2473 et aurait succédé à Khéphren et précédé Chepseskaf.
Le nom de Mykérinos, comme celui de son père Khéphren et celui de son grand père Khéops, reste attaché à l'édification d'une des trois grandes pyramides de Gizeh.
Nous ignorons presque tout des événements qui marquent son règne.
Le papyrus de Turin indique qu'il aurait régné dix-huit années avant de céder le trône à son fils Chepseskaf, le dernier roi de la IVe dynastie. Hérodote brosse de lui le portrait d'un roi libéral et soucieux d'équité. Il aurait ainsi de lui-même pris la décision de bâtir une pyramide de dimensions beaucoup plus modestes pour ménager son peuple, l'anecdote reste toutefois peu vérifiable.
Son nom est associé à la plus petite des trois grandes pyramides du plateau de Gizeh. Cette pyramide, qui s'élève à l'extrémité sud du plateau de Gizeh, ne représente qu'un dixième du volume de la pyramide de Khéops (hauteur 66 m, côté 108 m).
Des vestiges du temple funéraire érigé au pied de sa pyramide donnent la mesure de la perfection que ses architectes ont recherchée dans la mise en œuvre de la construction : certains blocs, appareillés à joints vifs, atteignent en effet le poids de 200 tonnes.
Beaucoup de sculptures proviennent de ce complexe funéraire, statues du roi en majesté et triades le représentant debout avec la déesse Hathor et des personnifications des nomes d'Égypte.
Le règne de Mykérinos, riche de réalisations monumentales, clôt dans l'art égyptien le chapitre des grandes pyramides.

La Reine Khâmernebti II:

Khâmernebti II est la femme de Mykérinos avec lequel elle engendre Chepseskaf.


Khéphren

24/02/2010 06:44 par Nefertari

  • Khéphren

    Khéphren

    24/02/2010 06:44 par Nefertari

Khéphren est le nom grec du pharaon de l'Ancien Empire égyptien (IVe dynastie) Khafrê. Sur le papyrus de Turin, il est appelé Khâef Rê. On situe son règne aux alentours de -2520 / -2518 à -2494 / -2493.
Kaouâb, le prince héritier, meurt avant son frère et c'est Khéphren, le demi-frère de Djédefrê qui prend la succession. Il conserve le titre de fils de Rê en développant l'affirmation de l'importance d'Atoum face à , et laissera derrière lui le grand Sphinx de Gizeh non loin du temple bas de son complexe funéraire.
Il fit construire la seconde grande pyramide du plateau de Gizeh.
Contrairement à ses prédécesseurs, le complexe pyramidal de Khéphren est mieux conservé, que ce soit la pyramide, son temple haut, sa chaussée montante et le temple bas. C'est de ce dernier, ainsi que du temple du sphinx, que proviennent de nombreux fragments de statues à l'effigie de Khéphren dont une complète en gneiss qui est exposée au musée du Caire. Khéphren est représenté assis sur le trône d'Horus, coiffé du némès et la tête protégée par le dieu faucon.
L'ensemble du temple bas de la pyramide de Khéphren, en partie restauré, présente une construction en blocs de granite rouge. Deux sphinxs encadrent les deux portes d'entrée qui s'ouvrent sur une vaste salle en forme de T. Seize pilliers monolithiques soutiennent le plafond à 4,50 mètres de hauteur. De chaque côté du mur, des cavités accueillent les représentations du roi.

Djédefrê

24/02/2010 06:39 par Nefertari

  • Djédefrê

    Djédefrê

    24/02/2010 06:39 par Nefertari

Djédefrê (ou Djidoufrâ) est un pharaon de la IVe dynastie de l'Ancien Empire égyptien qui aurait régné de -2528 / -2526 à -2520/-2518.
Il n'a laissé que peu de traces de son court règne, d'autant plus éclipsé que placé entre les trois rois illustres de la dynastie, Khéops, Khéphren et Mykérinos.
On le connaît également sous le nom de Rédjédef par antéposition honorifique (Rê étant dieu, son nom est placé devant).
Son complexe funéraire est sur le site d'Abou Rawash, au nord du Caire.

Peu de documents permettent d'éclairer un règne qui selon les marques de carriers découvertes sur le site de son complexe funéraire à Abou Rawash aurait duré au moins vingt-trois ans. Ce fait découvert récemment sur le site lors des fouilles et études menées par le Fond National de la Recherche Suisse et l'Institut français d'archéologie orientale viennent ainsi remette en cause l'idée d'un règne court, à la marge de la dynastie et ayant subit une damnatio memoriae qui voudrait que son règne eut été illégitime... Il n'en est rien car ces découvertes faites sur le site de son tombeau, associées à celle de son cartouche sur les dalles de fermetures des grandes fosses à barques de Khéops dans les années 1950, attestant qu'il procéda officiellement aux funérailles de son père, éclairent d'un nouveau jour la place et le règne de ce personnage resté trop longtemps à l'ombre des deux grands constructeurs de Gizeh.
Cependant comme pour son père Khéops, peu de représentations du roi subsistent en dehors des fragments statuaires en quartzite retrouvés dans son temple cultuel accolé à sa pyramide.
Certains voient en Djédefrê le même personnage que le fameux magicien Djédefhor du conte du papyrus Westcar bien qu'un personnage du même nom ait un mastaba aménagé sur le plateau de Gizeh. Dans ce conte célèbre de la littérature égyptienne antique, ce fils de Khéops fait venir à la cour le magicien Djedi qui, après un certain nombre de tours destinés à réjouir le cœur du roi, lui annonce sous forme de prédiction la naissance future de trois enfants mâles conçus par et qui régneront sur le trône... mais ne sont pas de sa descendance. Cette prophétie est censée annoncer l'avènement de la Ve dynastie.
Ce qui est certain c'est que Djedferê est le premier pharaon à porter le qualificatif de fils de Rê dans sa titulature et que le choix du site de sa pyramide rattache un peu plus encore son règne à la théologie héliopolitaine, car située en face de la ville du dieu soleil.

Magnifique vase de la Déesse Isis Hathor

20/02/2010 12:37 par Nefertari

  • Magnifique vase de la Déesse Isis Hathor

    Magnifique vase de la Déesse Isis Hathor

    20/02/2010 12:37 par Nefertari

L'armée en Egypte ancienne

18/02/2010 17:14 par Nefertari

  • L'armée en Egypte ancienne

    L'armée en Egypte ancienne

    18/02/2010 17:14 par Nefertari

De nombreuses guerres ont eu lieu dans l'Egypte pharaonique. Les plus glorieuses ont été attribuées à Ramsès II, remarquable stratège. Parmis les armes utilisées à l'époque on pouvait trouver :
-Le javelot -Le brise-épée -L'arc et les flèches Mais il y avait également des éléments de protection pour les troupes comme la cotte de maille, les boucliers en roseau tressé ou en peau, et le casque. Tout ces équipements du nouvel empire n'a plus rien à voir avec l'armement dont disposait les soldats de l'ancien empire : -un bouclier en bois -une peau de boeuf comme protection corporelle -une lance -une épée Les Egyptiens étaient avant tout des paysans plutôt que des guerriers. Mais lorsqu'une guerre éclatait, ces mêmes paysans s'enrôlent dans l'armée pour défendre leur terre. Sous le règne de Ramsès II l'armée devient très vite une armée de métier, les soldats disposant d'avantages en nature. Suite à des conquètes dans divers pays comme celui des Hyksos ou des hittites, permettent aux egyptiens d'introduire de nouvelles techniques militaires. C'est ainsi que sont apparu le char et les chevaux, les arcs triangulaires, les cottes de maille pour la tête et le buste.

Les titres sont : soldat, chef de patrouille, chef de section, chef de compagnie, général, général en chef.
L'armée au Nouvel empire :
Les meilleurs soldats sont les mercenaires.
La hiérarchie est alors la suivante : Pharaon, Général en chef, Etat major, plusieurs corps sous la protection d'un dieu.
L'infanterie compte des compagnies de 200 à 250 hommes partagés en section de 50 environ.
Il y a des chars.
Sous Ramses IV, l'armée compte 5000 hommes en 4-5 Régiments (placé chacun sous la protection d'un dieu). Chaque régiment compte 4-5 compagnies d'infanterie, soit 1000 hommes et 1 compagnie de chars. Une compagnie compte 4-5 sections de 40 à 50 hommes, et une section compte 4-5 Patrouilles de 8-12 hommes.

Le maquillage dans l'Egypte Ancienne

18/02/2010 10:51 par Nefertari

  • Le maquillage dans l'Egypte Ancienne

    Le maquillage dans l'Egypte Ancienne

    18/02/2010 10:51 par Nefertari

A l'époque des Pharaons, tous les Egyptiens se maquillaient. Pas seulement les femmes ou les reines d'Egypte. Les hommes et les enfants, qu'ils fussent paysans ou pharaons, se maquillaient avec un art rarement égalé à cette époque. Le maquillage servait à la fois de soin et d'ornement. Autrement dit, le maquillage était autant un soin qu'un moyen de se faire beau ou belle ! Les analyses révèlent ainsi la présence dans les fards de fines poudres blanches issues de composés de plomb n'existant pas à l'état naturel (laurionite et phosgénite), ajoutées pour leurs vertus thérapeutiques. Des papyrus médicaux et des inscriptions décelées sur certains flacons recommandaient d'ailleurs leur usage en cas d'infection des yeux. Les chimistes égyptiens connaissaient donc la technique des produits de synthèse, des produits proches de ceux que nous utilisons aujourd'hui. C'est ce qu'avait révélé une étude réalisée par la marque de cosmétique L'Oréal. Quarante-neuf flacons et petits pots de fards à paupières en pierre dure, céramique, roseau ou bois, détenus par le Laboratoire des Musées de France, avait fait l'objet de recherches approfondies pendant près de trois ans. Les flacons proviennent en majorité de l'expédition Bonaparte et sont dans un excellent état de conservation. Les échantillons analysés montrent que les trois quarts d'entre eux contiennent des éléments synthétiques, comme des onguents et des résidus de plomb. Les cosmétologues égyptiens savaient donc synthétiser ces produits, ce qui est confirmé par les textes du Grec Dioscoride et du Romain Pline l'Ancien. En outre, ils maitrisaient la technique de la saponification à partir de matières grasses. Pour fabriquer du savon en effet, on utilise généralement des matières grasses et de la soude. On appelle saponification la transformation d'un corps gras en savon. Les habitants de l'Egypte ancienne avaient aussi leurs propres recettes. Les coutumes jouaient un rôle important dans l'art du maquillage. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, les Egyptiens ne se maquillaient pas tellement avec des couleurs vives, mais plutôt avec du vert, du noir et du gris. Comme aujourd'hui, ce que nous appellerons "l'art calligraphique du maquillage", suivait la mode. Dans l'Ancien Empire (2600 à 2200 av JC), les yeux étaient ornés d'un épais trait vert ou d'un trait noir allongé vers la tempe. Plus tard, à l'époque de Toutankhamon, de Ramsès et de la reine Hatshepsout, le trait autour de l'oeil était fin et prolongé par un large bandeau parallèle à la ligne des sourcils. Mais il est toujours surprenant de constater que les techniques cosmétiques des anciens Egyptiens n'ont pas bougé d'un iota. Il suffit pour s'en convaincre de visiter des boutiques d'artisans locaux : autant les composants cosmétiques que leurs contenants sont restés inchangés depuis des millénaires !

Les Egyptiens employaient des fards différents, en fonction de leur statut social. Les riches pouvaient s'offrir des produits de plus grande qualité comme le prouve un hiéroglyphe, répété quatre fois, découvert sur des pots à fards dans la tombe de Dame Touti, une belle courtisane égyptienne qui vécut il y a 3000 ans. Dame Touti a emporté dans l'au-delà ses cosmétiques et accessoires de beauté. Riche ou pauvre, chacun possédait de la poudre de galène, un basique indispensable dans sa trousse à maquillage, mais alors que le pauvre utilisait de simples bâtons en bois pour l'appliquer, le riche avait un instrument plus élaboré et conservait ses poudres dans des récipients en ivoire ou dans d'autres matériaux précieux. Pour leur voyage dans l'au-delà, les notables égyptiens emportaient leur palette de maquillage, leur trousse de toilette et tous les éléments nécessaires à la fabrication des fards. Plus étonnant encore, les chercheurs ont établi que les pourcentages de corps gras entrant dans la composition des fards étaient les mêmes que ceux utilisés par la cosmétologie moderne. Les Egyptiens savaient également élaborer des textures différentes, poudre légère ou fard compact, en dosant les matières grasses. En broyant plus ou moins finement certains de leurs composants, ils pouvaient fabriquer des poudres brillantes ou au contraire, matifiantes. Comme quoi, les techniques de la matité et de la brillance ne datent pas d'hier !

Les Egyptiens utilisaient deux types de cosmétiques pour les yeux :
- Le Oudjou, un très beau fard fabriqué avec de la malachite verte (un minerai vert) issu du Sinai. Le Sinai et ses mines étaient, selon la croyance égyptienne ancienne, sous la domination spirituelle d'Hathor, déesse antique de la beauté, de la joie, de l'amour et de la féminité. On la surnommait d'ailleurs "La Dame de Malachite". La malachite est une très belle pierre notamment utilisée dans la confection de bijoux et d'objets décoratifs.
- Le Mesdemet, un minerai gris-foncé, fabriqué à base de sulfure d'antimoine ou de galène (sulfure de plomb). La galène se trouvait autour d'Aswan et sur la Côte rouge. On dit aussi qu'elle faisait partie des matériaux rapportés lors d'une célèbre expédition militaire du Pharaon Hatshepsout au cours de laquelle des tribus asiatiques lui auraient offert le Mesdemet comme butin de guerre.

On sait également que les poudres étaient mélangées à un composant d'origine animale, un onguent, qui permettait de faire adhérer les poudres à l'oeil. A noter toutefois que la galène qui sert à fabriquer le khôl égyptien est très toxique. Son utilisation est encore aujourd'hui une source fréquente de saturnisme (maladie causée par l'intoxication du plomb), chez l'enfant surtout.

Le Papyrus

17/02/2010 19:12 par Nefertari

  • Le Papyrus

    Le Papyrus

    17/02/2010 19:12 par Nefertari

Le papier de papyrus (Grec πάπυρος, papyros ; « papyrus » en latin, au pluriel, papyri) fut probablement inventé il y a 5 000 ans, en utilisant la tige de la plante Cyperus papyrus, et fut largement utilisé en Égypte et dans d'autres régions voisines pour fabriquer les rouleaux manuscrits. Plus tard, lors de l'invention du codex et du livre, on a commencé à en faire des feuilles de papier.

Le principe de fabrication du papier de papyrus réside dans la superposition de fines tranches de la tige de la plante, humidifiées, placées en couches et positionnées perpendiculairement les unes sur les autres et compressées. Normalement, seul un côté du papier était utilisé, sur lequel un traitement à base de colle était appliqué afin d'éviter que l'encre ne coule. Chaque morceau ne dépassait pas un demi-mètre de longueur, mais on pouvait assembler de nombreuses feuilles les unes aux autres, pour former de longs rouleaux (comme le papyrus Harris, qui mesure 40 mètres de long). En raison de leurs prix élevés, les papyrus furent rapidement remplacés par les ostraca.
Dans les climats secs, comme en Égypte, le papyrus se conserve convenablement, mais dès lors qu'il est humidifié, la structure se désagrège et l'encre va se diffuser dans les fibres végétales, comme ce fut le cas des manuscrits importés en Grèce et en Italie. Certains exemplaires extraordinaires ont été retrouvés en Égypte, comme les papyrus d'Éléphantine, et les découvertes d'Oxyrhynque ou de Nag Hammadi. À Herculanum, la « Villa des Papyri » qui contient la bibliothèque du beau-père de Jules César fut préservée de l'éruption du Vésuve, et possède de nombreux papyrus intéressants, dont tous n'ont pas encore été récupérés.

Exemples de Papyrus Egyptiens:
http://www.exolart.com/searchantiques/upload/images/1040853098/PAPYRUS8_KAIRO8.jpg   L'image “http://www.ereduverseau.com/egypte/img_egypte/img_contenu/papyrus/V23_horus_nefertari_taille3.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

   http://www.monvoyageur.com/images/blog/g/20000/14198.jpg

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Iset -Nofret

15/02/2010 08:19 par Nefertari

  • Iset -Nofret

    Iset -Nofret

    15/02/2010 08:19 par Nefertari

Isis-Néféret (Isis-Nofret, Iset-Nofret) fut l'une des Grandes épouses royales de Ramsès II.


Elle donna naissance au moins à deux filles, dont Bentanat, et à trois fils : le futur général Ramsès, Khaemouaset et Mérenptah, qui succédera au grand pharaon. Isis-Nofret était Hemet Nesout Ouret, c’est-à-dire Grande épouse royale, au même titre que Néfertari. Toutefois, Néfertari eut toujours la préséance sur la seconde Grande épouse royale : c’est elle qui portait le titre de Maîtresse de Haute et de Basse-Égypte et de Maîtresse des Deux Terres. C’est à elle que s’adressa la reine hittite Poudoukhépa après la conclusion du traité de paix avec l’Égypte.
Isis-Néféret n'est pas représentée sur les temples jubilaires de son royal époux, notamment au Ramesséum. À Abou Simbel, ce sont ses enfants seuls qui apparaissent en bonne place entre les jambes et de chaque côté des colosses qui flanquent l'entrée du temple. Ici comme partout ailleurs en Haute-Égypte, elle est absente des monuments de Ramsès II. C'est pourquoi, d’après Christiane Desroches Noblecourt :

« certains ont imaginé (…) l’éviction d’Isis-Néféret. D’autres l’ont fait mourir avant l’âge ! Il est une autre raison, sans doute essentielle, dont il faut avant tout tenir compte : Nofrétari avait mis au monde le fils aîné, prince héritier, Amonherouenemef. »

Il se peut aussi que, du vivant de Néfertari, l’influence de la seconde Grande épouse royale ait été confinée à la Basse-Égypte, à Memphis ou à Pi-Ramsès, pour ne pas porter ombrage à l’épouse préférée. Une statue colossale d’Isis-Nofret datée de cette époque et retrouvée récemment à Bubastis en apporterait la preuve, et ce serait l’état des sites de Basse-Égypte qui expliquerait pourquoi la statuaire à son effigie est rarissime. Cette quasi-absence dans la documentation avant la mort de Néfertari serait par conséquent davantage le résultat de la mauvaise conservation des sites dans cette région d'Égypte plutôt que la conséquence d'une disgrâce que seule la place de son fils en tant qu'héritier du trône aurait levée.
Quoi qu’il en soit, après la mort de Néfertari, vers l’an 25 du règne, Isis-Nofret apparaît dans l’iconographie : sur une stèle de la région d’Assouan, en compagnie de Bentanat et de Mérenptah, puis, vers la même époque, dans une grotte du Gebel Silsileh. D’après Christiane Desroches Noblecourt, « faute de mieux comprendre », la mise à l’écart antérieure s’expliquerait donc par le fait que « l’accent ait porté, jusqu’à sa mort, sur Nofrétari, celle qui avait enfanté le premier fils ».


Tiyi Grande Epouse Royale

14/02/2010 11:37 par Nefertari

  • Tiyi Grande Epouse Royale

    Tiyi Grande Epouse Royale

    14/02/2010 11:37 par Nefertari


La Grande Reine Tiyi est d'origine Nubienne, épouse du Pharaon noir Aménophis III. Elle n' appartenait à aucune lignée royale. Ses parents, Youya et Touya eurent aussi un fils, le fameux Ay, qui succedera à Toutankhamon après sa mort. Très tôt, elle fut associée au règne de ce dernier étant officiante lors des cérémonies royales. Des temples furent construits par le couple royal jusqu'en Nubie à Sedeinga. Fille du grand général Horemhed, Tiyi sera adulée par son peuple et son nom sera gravé sur des stèles dans le pays conquis. Elle sera présente auprès de son époux lors des échanges diplomatiques et marquera de son influence toutes les grandes décisions. Elle est la mère de 6 enfants, dont le célèbre Pharaon noir Akhénaton avec lequel elle règnera en cogérance.

Le Village de Deir El Medineh

08/02/2010 18:07 par Nefertari

  • Le Village de Deir El Medineh

    Le Village de Deir El Medineh

    08/02/2010 18:07 par Nefertari

Deir el-Médineh (ou Deir al-Médîna) est le nom arabe d'un village de l'Égypte antique où résidait la confrérie des artisans chargés de construire les tombeaux et les temples funéraires des pharaons et de leurs proches durant le Nouvel Empire (de la XVIIIe à la XXe dynastie). Le site se situe sur le chemin qui mène du Ramesséum à la vallée des reines.
Son nom antique, Set Maât her imenty Ouaset, signifie « La place de Maât (ou Place de vérité) à l'occident de Thèbes ». En effet, le village se trouve à l'ouest de Thèbes, sur la rive opposée du Nil. Le nom arabe de Deir el-Médineh signifie « le couvent de la ville » car, à l'époque de la conquête de l'Égypte par les arabes, le temple du village avait été converti en église chrétienne. Peut-être n'est-ce qu'une légende, mais les artisans vénéraient Amenhotep Ier (-XVIe siècle ) comme fondateur et protecteur de la confrérie.
Les habitants de Deir el-Médineh sont à l'origine d'une grande partie des tombes de la vallée des rois et des temples funéraires qui longent la rive ouest du Nil. Ils sont entre autres à l'origine des tombes des Aménophis, des Thoutmôsis, des Ramsès et du plus médiatique des pharaons, le jeune Toutânkhamon. On leur doit également le temple monumental d'Hatchepsout sur le site de Deir el-Bahari. Sur le flanc de la colline bordant le village, les tombes des ouvriers ont été construites et décorées par les ouvriers de la nécropole eux-mêmes. On trouve y entre autres les tombes d'Ipy, de Pached, et de Senedjem. Les fouilles ont permis de retrouver un grand nombre d'ostraca (débris de matériaux sur lesquels on a écrit ou dessiné) et de papyri, qui renseignent d'une façon détaillée sur la vie quotidienne des ouvriers. Ceux-ci apparaissent comme un personnel très qualifié de petits fonctionnaires, bien logés, nourris, soignés, bénéficiant d'un statut enviable. Ces grands travaux n'ont donc pas été réalisés, contrairement à une légende tenace, par une population d'esclaves.
Le village fut abandonné, puis pillé, durant la Troisième période intermédiaire qui débuta à la fin du règne de Ramsès XI. La déesse Mert-Seger (la cime) était la protectrice du village. Elle résidait au sommet de la pyramide naturelle formée par un pic de la montagne thébaine (450 m).

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"La Pyramide de la ville de Deir El Medineh"

À son apogée, le village couvrait une superficie de 5600 m² et comptait moins d'une centaine d'habitants.
Ceint par une muraille haute de cinq mètres environ, percée d'une porte gardée nuit et jour, le village est composé de soixante-dix maisons mitoyennes donnant sur une rue principale. Chaque maison, construite en brique crue sur des fondations de pierre, comprend trois ou quatre pièces : une entrée avec une chapelle surélevée ; une pièce de vie au plafond également surélevé et percé de petites fenêtres laissant passer le jour, équipées d'une sorte de capte-vent destiné à apporter un peu de fraîcheur à l'intérieur ; une ou deux pièces donnant sur une cour équipée d'un four en argile et servant de cuisine. Ces cours étaient protégées du soleil par des canisses de roseau. Enfin, les maisons étaient complétées par une cave, destinée à maintenir au frais les denrées alimentaires. Le toit plat constituait un espace supplémentaire de couchage et de stockage. Les murs intérieurs étaient enduits et peints de motifs colorés géométriques imitant des tissus décoratifs.
Le mobilier était limité et simple, les pièces étant petites et le bois rare et onéreux. Les vêtements, cosmétiques et objets de valeur étaient entreposés dans des paniers, des pots ou des coffres en bois. Les maisons les plus riches disposaient de lits, de chaises et de tabourets mais dans les plus modestes -la majorité de celles de Deir el-Médineh-, des banquettes en brique crue servaient pour dormir et s'asseoir. Les repas étaient servis sur des plateaux, parfois soutenus par des tréteaux mobiles.
Les tombes des artisans étaient hors de l'enceinte et jouxtaient le village.
Un temple de construction ptolémaïque y fut édifié par Ptolémée IV pour les déesses Hathor et Maât.
Deux équipes se partagaient les tâches d'aménagement et de décoration des sépultures pharaoniques. Chacune comptait contremaîtres, maçons, peintres, graveurs, sculpteurs, etc. La cité se développa jusqu'à compter sous Ramsès IV quelque 1 200 artisans nourris par une noria de pêcheurs, cultivateurs et porteurs d'eau.
D'époque ptolémaïque, le petit temple de Deir el-Médineh (neuf mètres de large sur vingt-deux mètres de long) comporte trois sanctuaires juxtaposés précédés d'un vestibule soutenu par deux colonnes à chapiteau hathorique.
Ici étaient vénérées Amon--Osiris, Amon-Sokar-Osiris et Hathor et on trouve dans un des sanctuaires une très rare représentation de la pesée du cœur devant Osiris qui devait définir si le défunt était apte ou non à entrer dans le royaume des morts.
Bien que fort modeste, le temple est pourvu d'un mammisi, actuellement visible sous la forme d'un renfoncement dans un des murs extérieur du temple, lui même entouré par une enceinte en briques crues typique.

Outre le temple de Deir el-Médineh, le site est parsemé de fondations d'autres temples plus anciens, notamment le petit temple d'Amenhotep Ier et la chapelle d'Hathor construite par Séthi Ier alors que d'autres éléments remontent à Ramsès II.