Taousert (reine-pharaon) ou Siptah

02/03/2010 22:01 par Nefertari

  • Taousert (reine-pharaon) ou Siptah

    Taousert (reine-pharaon) ou Siptah

    02/03/2010 22:01 par Nefertari

La Reine-Pharaon Taousert:

Nouvel Empire, XIXème dynastie. Elle assura la corégence avec le chancelier Bay sous le règne de Siptah (-1194 à -1188 avant J.-C.) puis elle régna seule de - 1188 à - 1186 avant J.-C.

Grande Epouse Royale de Séthi II, Taousert était une femme ambitieuse, promise à un destin exceptionnel ! De son union avec le pharaon naquit un enfant, Séthi-Mérenptah, qui ne survécut malheureusement pas à son père. Ce fut donc le fils de Séthi II et d’une autre Grande Epouse Royale, Tiâa II, qui monta sur le trône : Siptah. Cependant, ce dernier était encore trop jeune pour régner seul. Une corégence se mit alors en place sous la forme d’une double tutelle avec Taousert d’un côté et le chancelier Bay de l’autre.

Malheureusement, Siptah mourut très jeune, probablement emporté par une maladie quelconque. Il faut également savoir qu’en l’an IV du règne de celui-ci, Bay disparut de la circulation sans laisser de trace. Certains pensent qu’il aurait été assassiné du fait de son pouvoir grandissant, faisant de l’ombre au pouvoir royal.
Profitant de l’occasion et de la confusion qui régnait suite à la mort de Siptah, Taousert s’empara du trône et se fit couronner pharaon. Elle assuma donc le pouvoir seule à partir de - 1188 avant J.-C. Elle fit partie de ces rares femmes à régner en leur nom propre en tant que souveraine de Haute et de Basse Egypte. Cela suffisait à faire d’elle une femme extraordinaire !
Elle ne régna qu’environ deux ans mais eut tout de même le temps de laisser quelques marques de son passage. Au niveau militaire, elle fut présente en Palestine et dans le Sinaï pour assurer le contrôle égyptien de ces territoires. A propos des constructions, elle bâtit par exemple un temple funéraire, une sorte de chapelle, près de Thèbes, au sud du Ramesseum. Il n’en reste plus grand-chose de nos jours. Elle fit également construire une statue à Héliopolis et usurpa un pylône à Siptah à Hermopolis. En outre, Taousert eut le privilège de posséder une tombe remarquable dans la Vallée des Rois (KV 14).
Taousert mourut après deux années de règne et laissa sa place à Sethnakht, un homme âgé qui complotait déjà contre la reine depuis quelques temps. D’autre part, en plus de récupérer le trône vacant, ce denier agrandit et usurpa la tombe de Taousert. Quant à la momie de la reine, elle fut retrouvée dans une cache royale (KV 35) après avoir été déplacée pour d’obscures raisons.
Taousert fut inhumée dans la tombe KV 14, Vallée des Rois. Celle-ci était d’une finition remarquable, malgré l’usurpation par Sethnakht. En dépit du temps écoulé, sa beauté est encore admirable de nos jours.


Le Pharaon Siptah ou Mérenptah-Siptah:

Nouvel Empire, XIXème dynastie. Il régna de -1194 à -1188 avant J.-C.

A la mort de Sethy II (Séthi II), Siptah était encore bien trop jeune pour succéder son père. Il régna alors sous une double tutelle : celle de sa belle mère Taousert et celle du chancelier et Chef du Trésor, Bay. Ce dernier était un personnage assez mystérieux qui laissa une très mauvaise impression au peuple égyptien. Son nom fut souvent associé à l’expression « celui qui a établi le roi sur le trône de son père ». Il connut une ascension fulgurante, passant de simple scribe à chancelier et Chef du Trésor sous l’impulsion de Taousert, que l’on disait sa maîtresse. Sa position lui permit même de posséder une sépulture dans la Vallée des Rois (KV 13). Probablement d’origine étrangère, il était peu apprécié du peuple égyptien et était surnommé le « Iarsou », c'est-à-dire « celui qui s’est fait lui-même ». Il s’agissait d’une façon ironique de le désigner tout en lui refusant une existence posthume par la non-prononciation de son véritable nom.
Siptah régna au total six ans. Un règne court qui lui permit toutefois de laisser quelques traces de son passage sur le trône. Au niveau des constructions, il fit réaliser une fresque représentant l’enterrement du taureau Apis au Serapeum. Un pylône fut dressé en son honneur à Hermopolis ainsi que quelques stèles à Thèbes et en Nubie dans la forteresse de Bouhen.En l’an 3 de son règne, Siptah changea de nom pour s’appeler Mérenptah-Siptah. Les raisons d’un tel changement demeurent inconnues à l’heure actuelle.
En l’an 4, le chancelier Bay disparut de la circulation. Il fut oublié aussi vite qu’il était apparu et plus aucun texte ne fit référence à lui à partir de cette date. Certains pensent qu’il a été assassiné du fait de son pouvoir grandissant et de son éventuelle capacité à atteindre un jour le trône. Mais par qui ? Peut-être Taousert elle-même, qui sait ?
Trois ans après son changement de nom, Siptah meurt. Il devait avoir environ une vingtaine d’années.
Ce fut alors Taousert, pourtant très peu appréciée des égyptiens, qui prit le pouvoir et se fit couronnée pharaon d’Egypte. Les tensions au sein du royaume atteignirent leur paroxysme, la dynastie s’écroula peu à peu.
I
l fut inhumé dans la tombe KV 47 (Vallée des Rois). Devant la brièveté du règne de Siptah, sa tombe présente un caractère inachevé assez évident.

Nitrocris

02/03/2010 21:35 par Nefertari

  • Nitrocris

    Nitrocris

    02/03/2010 21:35 par Nefertari

Resumé du livre:

L’action se situe dans l’Égypte ancienne, à la fin de l’Ancien Empire. Le pharaon Mérenré est assassiné. Le jeune roi n’ayant pas de descendant, Nitocris, sa femme, décide de se faire couronner reine d’Égypte. Sa vengeance envers les assassins de son mari sera cruelle…
Dans ce roman inédit, le récit à suspense de la terrible vengeance de la pharaonne Nitocris et l’évocation très documentée de l’Égypte au temps des pyramides.

La Reine Nitrocris: Une reine mystérieuse

Nitocris (ou Nitokris) est le nom grec supposé de Menka Rê, la première pharaonne qui ait laissé des traces dans l'Histoire de l'Égypte antique. Elle fait partie de la VIe dynastie et vécut aux alentours de -2180. Certains égyptologues voient en elle Neith, l'une des femmes de Pépi II. Elle aurait succédé à son époux assassiné, Merenrê-Nemtyemsaf (Mérenrê II), et aurait régné durant six à douze années.

De nombreuses légendes courent sur cette femme mystérieuse, notamment parce que son règne marque la fin (arbitraire) de l'Ancien Empire. En fait, il est peu probable que Nitocris soit directement impliquée dans la chute de l'Ancien Empire et il faut plutôt chercher les raisons de cette déchéance dans le long règne de Pépi II qui a épuisé le pays et causé de graves dégâts.

Parmi les légendes, on peut citer :

  • le fait qu'elle aurait entraîné dans sa mort les meurtriers de son époux, noyant ces derniers après un magnifique banquet auquel ils étaient invités, elle se serait ensuite suicidée.
  • le fait qu'elle aurait été la créatrice de la plus petite pyramide, attribuée à Mykérinos. Toutefois, il n'est pas impossible qu'elle ait demandé à ce qu'elle fût restaurée.

Manéthon parle d'elle en termes particulièrement élogieux :

« Il y eut une femme Nitocris qui régna ; elle était plus courageuse que tous les hommes de son temps, et c'était la plus belle de toutes les femmes ; elle avait le physique d'une blonde aux joues roses. »

D'après la liste royale d'Abydos, c'est Netjerkarê Siptah qui aurait succédé à Mérenrê II. Quelques égyptologues confirment ce fait s'appuyant sur une dernière restauration du papyrus de Turin. Ils avancent la théorie que le fragment de papyrus portant le nom Neit-Iqereti (ou Nitiqreti nt-iqrty), donné aujourd'hui pour la reine Nitocris, aurait été en fait mal replacé lors de la reconstitution du papyrus de Turin et serait une mauvaise retranscription du nom Netjerikarê Siptah. Il pourrait donc être identifié à ce roi (théorie que l'on retrouve peu à ce jour). Selon eux la reine Nitocris n'aurait jamais existé.

Arsinoé IV: La soeur de Cléopâtre VII

02/03/2010 19:57 par Nefertari

  • Arsinoé IV: La soeur de Cléopâtre VII

    Arsinoé IV: La soeur de Cléopâtre VII

    02/03/2010 19:57 par Nefertari

Elle est la plus jeune fille de Ptolémée XII Néo Dionysos et Cléopâtre V Tryphaena. Elle sera co-Régente avec son frère Ptolémée XIII Philopator de 50 à octobre 48. Elle est née probablement en juillet 68. Dès son arrivé au pouvoir, mi 51, son frère Ptolémée XIII Philopator épouse sa sœur Cléopâtre VII Théa Philopator nommée co-Régente. Cependant le jeune Roi n'a que à peine onze ans (sa sœur 18) et la direction du royaume est confiée en octobre 50, à trois "régents", Potheinos, Théodotes de Chios et un commandant en chef, Achillas. Ces trois partisans de Ptolémée XIII, vont provoquer des désaccords dans la famille royale et porter au pouvoir la sœur de Cléopâtre, Arsinoé IV, qui devient co-Régente avec son frère. Ils réussissent même, au printemps 48, à faire chasser Cléopâtre d’Alexandrie, qui se réfugie en Syrie. Celle-ci lève tout de suite une armée pour marcher sur la ville, alors qu'Arsinoé IV est couronnée Reine par Achillas.
Entre le 25 et le 30 août 48, Cléopâtre VII prend contact avec Jules César (101-44), vainqueur de Pompée à Pharsale, qui était en visite dans la ville. Séduit par la personnalité de la jeune Reine, une relation va naître entre eux et César va jouer un rôle d’arbitre entre le frère et les sœurs pour que Cléopâtre VII reprenne son trône. À la fin de l'année 48, les souverains sont convoqués au palais royal d'Alexandrie afin d'assurer la paix et César tente d'imposer le retour au testament de Ptolémée XII. Il propose que Ptolémée XIII et Cléopâtre, Régente, règnent sur l'Égypte et qu'Arsinoé IV et leur autre frère Ptolémée XIV Philopator II deviennent Roi et Reine de Chypre, ce qu'accepte Cléopâtre mais pas vraiment son frère, dont les conseillés sont guère impressionnés par les faibles effectifs de César, environ 7 000 hommes.Le calme est donc de courte duré, fin 48, début 47, Achillas et Potheinos font soulever une insurrection contre les Romains avec plus de 20 000 soldats. Ceux-ci, très inférieurs en nombre, sont écrasés. César est même obligé de fuir par la mer à la nage pour éviter d'être tué. Le général Romain est conscient que le centre névralgique de la ville est son phare et le port par où transite toutes les richesses du pays, avec l'aide d'une armée envoyée par le Roi de Pergame Mithridate (mort en 45), César lance contre la cité une grande attaque et reprend le port aux soldats d'Arsinoé IV.

  Dans les batailles, la bibliothèque d'Alexandrie est détruite dans l'incendie du port. César capture les membres de la famille royale, mais Arsinoé IV parvient à s'échapper avec l'aide de Ganymèdes et rejoint l'armée Égyptienne sous les ordres d'Achillas. Puis elle fait exécuter Achillas et nomme Ganymèdes au commandement de l'armée. Ce dernier connait d'abords un certain succès contre les Romains , cependant, les forces Romaines parviennent à écraser les Égyptiens. S'en est terminé pour les rebelles, le 13 janvier 47 Arsinoé IV est capturée par César. Le même jour (ou le 14 janvier) Ptolémée XIII qui essayait de s’échapper en bateau se noie dans le Nil, au cours de sa fuite. Arsinoé IV est envoyée à Rome pour participer au triomphe de César. Toutefois les Romains ont pitié d'elle, peut-être du fait de son jeune âge ont-ils du mal à croire que cette Reine est celle que l'on veut faire passer pour le dangereux monarque qui voulait nuire à Rome. En dépit des traditions habituelles qui voulaient que les prisonniers à la suite des triomphes soient étranglés quand les festivités prenaient fin. Après cette humiliation César épargne Arsinoé IV et l'exile à Éphèse où il lui accorde résidence dans le sanctuaire du temple d'Artémis. Arsinoé IV va vivre protégée dans le temple pendant quelques années, mais va toujours regarder avec un œil vigilant ce que faisait sa sœur Cléopâtre, qui considérait Arsinoé IV comme une menace à son pouvoir. En 44, son frère Ptolémée XIV est assassiné, v raisemblablement empoisonné sur l'ordre de Cléopâtre. Arsinoé IV à Éphèse, devient nominalement co-Régente, mais devant la pression de sa sœur abdique aussitôt.

  À Rome, à la suite de la mort de César un nouveau triumvirat arrive au pouvoir. Marc Antoine (83-30), un de ses nouveaux dirigeants, en 41, invite Cléopâtre VII à Tarse, afin de lui demander officiellement des comptes pour son soutien apporté aux anciens alliés de César. Elle parvient à le subjuguer par la mise en scène de son arrivée et va même obtenir son appui contre sa sœur Arsinoé IV. Bien que celle-ci ait renoncé à toute prétention au trône, elle est exécutée en 41 sur les marches du temple d'Artémis, sur l’ordre d'Antoine, qui aurait agit à la demande de Cléopâtre.Selon les dernières découvertes elle fut probablement enterrée à Éphèse. Sa tombe (Si c'est la sienne) est appelée "L'octogone". Elle est située au cœur d' Éphèse face du temple d'Hadrien (117-138) et daterait des années 40/20. La chambre funéraire octogonale (D'où le nom de sa tombe) était entourée d'une rangée de colonnes Corinthiennes et couverte d'un toit en forme de pyramide. On y avait retrouvé en 1929 le squelette d'une jeune femme. La reprise récente d'analyses sur la tombes et le squelette par des archéologues Autrichiens, dirigés par Hilke Thuer, confirment cette nouvelle version. Il s'agit bien des restes d'une femme de rang aristocratique, qui avait dans les 25/28 ans à son décès (L'âge approximatif d'Arsinoé IV lors de son assassinat).

Les chercheurs ont même réussit à reconstituer son crâne et de là une possible représentation de son visage. Cette découverte, si elle est avérée, est très importante pour notre compréhension de la période car ce sont les seuls restes de la dynastie Ptolémée en notre possession. Mais le plus étonnant est que l’étude structurelle de son crâne démontre qu'Arsinoé IV était d’origine Africaine et non Grecque (ou Caucasienne) comme cela à toujours été mis en avant, et là, c’est vraiment un élément nouveau.

Amenhotep fils de Hapou (Scribe)

01/03/2010 12:29 par Nefertari

  •  Amenhotep fils de Hapou (Scribe)

    Amenhotep fils de Hapou (Scribe)

    01/03/2010 12:29 par Nefertari

Amenhotep fils de Hapou (de Hapou, ayant donné apis en grec : « taureau »), appelé aussi parfois Aménophis en grec ancien (« uni à Amon » ou « Amon est satisfait »), est né et a été éduqué dans la ville d'Athribis dans le delta du Nil. Talentueux, il fut choisi pour servir au palais en tant que scribe royal. Cette profession lui permit de se rapprocher d'Amenhotep III.
Plus tard, ce dernier fit de lui son vizir et son chef des travaux publics, notamment des canaux. Dès lors, il fut chargé d'ériger, entre autres, deux statues gigantesques connues sous le nom de « colosses de Memnon ». Ces deux statues sont situées à l'entrée du temple funéraire d'Amenhotep III sur la rive occidentale de Thèbes - temple aujourd'hui disparu. On lui doit également une partie du temple de Soleb.
Homme d'une grande sagesse, il se fit une excellente réputation durant son existence. Le roi lui fit l'honneur de pouvoir construire son propre temple funéraire sur la rive occidentale de Thèbes. Il est le grand savant de l'antiquité égyptienne avec Imhotep. Il fait le lien entre la chimie à caractère profane, par exemple dans l'art de la céramique, et les bâtiments consacrés, des temples et des tombeaux, de l'Ancien Empire.
Le temple funéraire d’Amenhotep se trouve à Deir el-Bahari (près du site de Karnak). C'est là qu'on a retrouvé, en 1935, une fresque traduite par Alexandre Varille et Clément Robichon citant selon Joseph Davidovits mot pour mot un passage biblique, Genèse 41, où Pharaon installe Joseph aux commandes de toute l'Égypte...
Au cours de la période ptolémaïque (durant environ 1200 ans), Amenhotep fils de Hapou fut honoré et adoré comme le dieu de la guérison sous le nom de Amenhotep le sage. Une chapelle fut construite pour son culte au temple de Deir el-Bahari. Une statue, qui accueille le visiteur au musée du Caire, le représente sous les traits d'un homme âgé. Par ailleurs, l'inscription gravée sur la statue en question nous apprend qu'Amenhotep fils de Hapou atteignit l'âge de quatre-vingt ans et désirait même arriver à l'âge vénérable de cent dix ans.

Iâhhotep

01/03/2010 12:20 par Nefertari

  • Iâhhotep

    Iâhhotep

    01/03/2010 12:20 par Nefertari

Iâhhotep (Iahotep, Ahotep, Ahhotep, Ha-hotep, Iâh-hotep) est une reine de la XVIIe / XVIIIe dynastie de l'Égypte antique.
Fille de Sénakhtenrê Taâ Ier, souverain thébain, elle naquit durant la période de domination des Hyksôs — qui gouvernaient alors le delta du Nil et une partie de la Moyenne-Égypte. Elle joua un rôle prépondérant dans la guerre de libération du pays menée par son frère et mari, Séqénenrê Taâ II, puis, après un première campagne victorieuse du roi Kamosé, par son fils Ahmôsis (ou Ahmosé). Elle assurera la régence, de manière informelle, pour le compte de celui-ci. Vers l'an 18 de son règne, Ahmôsis réussit à conquérir la capitale des Hyksôs, Avaris, et à chasser définitivement les étrangers du pays (il fut le premier pharaon de la XVIIIe dynastie).

La reine Iâhhotep mourut certainement entre l'an XVI et l'an XXII du règne de son fils. Pour preuve de la haute considération dans laquelle elle était tenue, Ahmosis dit d'elle, dans sa stèle de Karnak :

« Celle qui a accompli les rites et pris soin de l'Égypte. Elle a veillé sur ses troupes et les a protégées. Elle a ramené ses fugitifs et rassemblé ses déserteurs. Elle a pacifié la Haute Égypte et a chassé les rebelles. »

Ce texte éclaire davantage le rôle que la reine pourrait avoir tenu durant la guerre de libération, ainsi qu'auprès de son fils encore trop jeune.
Tout comme sa belle-fille (ou fille) Ahmès-Néfertary, Iâhhotep fut l’objet d’un culte après sa mort, lequel atteste le prestige dont ces reines jouissaient à la cour thébaine.
La tombe de Iâhhotep a été identifiée en 1859 non loin de l'emplacement de la tombe de Kamosé découverte elle deux ans plus tôt par Auguste Mariette. Ce dernier étant absent lors de la découverte, elle fut immédiatement mise à l'abri dans les magasins de Karnak afin de la soustraire aux convoitises des chasseurs de trésors qui sévissaient dans la région thébaine pour le compte de collectionneurs ou du trafic des antiquités qui fleurissait à cette époque. Averti de la découverte, Mariette en commanda un relevé, ce qui nous permet aujourd'hui d'en connaître l'ensemble des objets qu'elle contenait. Il fut décidé alors de rapatrier le trésor de la reine au Caire.
Lors de ce transfert, le navire qui emportait son précieux chargement fut intercepté par un gouverneur local qui, officiellement pour plaire au vice-roi, souhaitait lui-même lui rapporter la découverte. Il fit ouvrir le sarcophage et se débarrassa de la dépouille de la reine et des bandelettes de la momie... et sans doute se servit au passage parmi les nombreuses reliques en or que contenait la momie. Auguste Mariette qui fut informé de la mésaventure arma immédiatement un bateau et intercepta le convoi du gouverneur qui se rendait au Caire. Il exigea sous la menace des armes qu'on lui remit l'intégralité du contenu des caisses, ce qui fut fait non sans quelques échanges d'insultes et de coup de feu. Grâce à cette intervention rapide le trésor pu être sauvé d'un destin certainement plus vénal qu'archéologique. Le trésor arriva finalement au Caire et entra officiellement dans les collections du tout jeune musée qu'il venait de fonder, au prix d'une sérieuse explication avec le vice-roi Saïd Pacha.
Parmi les objets les plus célèbres qui accompagnaient la souveraine, on citera une hache recouverte d'or et de pierres semi précieuses portant la titulature de son fils Ahmôsis, une chaîne en or portant trois pendentifs en forme de mouches également en or massif, un bracelet en or cloisonné et pierres semi précieuses portant un cartouche toujours d'Ahmôsis encadré par deux sphinx couchés également en or, parure très semblable aux éléments découverts sur la momie de Kamosé, ainsi que deux grands modèles de barque avec leurs équipages complets dont une en argent massif et l'autre en or.
Le sarcophage en bois doré de la reine était complet à son arrivée au Caire, mais l'inventaire du musée indique que la cuve se désagrégea quelque temps après. Seul le couvercle subsiste, nous présentant Iâhhotep portant une lourde perruque sur laquelle un uræus en or est fixé, tandis que le reste du sarcophage est traité en style richi. La momie disparue portait de très nombreux bijoux et il est probable que certains ont été volés lors de l’ouverture non-officielle du sarcophage. Seule une partie du grand collier ousekh en or qui la couvrait est parvenu au musée par exemple. Un dernier élément fait également défaut. Il s'agit du coffre à canopes et de ses quatre vases qui contenaient les viscères de la reine qui n'ont jamais atteint les réserves du musée alors que l'ensemble est attesté puisqu'il a été décrit comme se trouvant aux côtés du sarcophage de la reine lors de sa découverte.
L'ensemble fut exposé dans différentes villes d'Europe et, pour l'anecdote, lors de son passage à Paris, l'impératrice Eugénie porta son dévolu sur l'un des joyaux de la reine que le vice-roi semblait enclin à lui offrir. C'était sans compter la ténacité de Mariette qui refusa catégoriquement de céder une once d'or de ce trésor. Il finit par convaincre Saïd Pacha de ne pas l'offrir à l'impératrice, ce qui lui valu l'inimitié circonstancielle de la famille impériale...

Ânkhesenamon

01/03/2010 12:13 par Nefertari

  •  Ânkhesenamon

    Ânkhesenamon

    01/03/2010 12:13 par Nefertari

Ânkhésenamon - Elle vit pour Amon - (Ânkhésenpaaton - Elle vit pour Aton - pendant la période amarnienne), était la troisième fille du pharaon Akhénaton et de sa femme Néfertiti. Elle passa son enfance à Akhetaton, la cité du soleil. On pense qu'elle fut d'abord mariée à son propre père, avec qui elle aurait eu une fille, Ânkhésenpaaton Tasherit. Après la mort de son père, elle devient la femme de Toutânkhaton. Elle est représentée sur certaines pièces du mobilier funéraire du jeune roi.Après le mariage le couple se convertit au culte amonien en changeant leur nom en Toutânkhamon et Ankhésenpaamon, et rentre à Thèbes. Ce retour marque la fin de l'expérience atonienne d'Akhénaton. Malgré de nombreuses tentatives le couple n'eut que deux filles mortes-nées. Lorsque Toutânkhamon meurt, elle demeure la dernière garante de la légitimité dynastique et est mariée, semble-t-il, à son successeur Aÿ. Sa fin est incertaine. Dans tous les cas, elle meurt sous le règne de Aÿ, ou peu après, sous celui de Horemheb.Elle pourrait être cette reine qui, veuve, fit venir un prince du Hatti du nom de Zannanza, pour ainsi sceller une alliance avec ce pays contre lequel l'Égypte est en guerre. Une proposition extraordinaire dans le contexte de l'époque, promettant à un hittite de devenir pharaon d'Égypte. Le message est cependant intercepté, et le prince est exécuté à peine entré en Égypte.Certains avancent que la reine auteur de cette incroyable lettre (découverte à Hattousa, capitale du Hatti) au roi Suppiluliuma Ier, demandant l'un de ses fils pour régner à ses côtés, pourrait être la soeur aînée d'Ânkhésenpaamon, Mérytaton, voire, ce qui est bien moins probable, sa mère Néfertiti.

Mérytamon

01/03/2010 12:02 par Nefertari

  • Mérytamon

    Mérytamon

    01/03/2010 12:02 par Nefertari

Mérytamon est une fille de Ramsès II et de Néfertari.

Mérytamon est considérée comme l'aînée des filles de Néfertari, parce qu'elle occupe un rang privilégié dans l'imagerie officielle, elle est probablement née avant le couronnement de Ramsès II. Tout comme sa mère, elle semble avoir eu une prédilection particulière pour la Haute-Égypte, notamment la région d'Akhmîm, où un colosse de sept mètres de haut, découvert récemment, témoigne du rôle important qu'elle a joué auprès du clergé de Min.

Une inscription provenant de ce colosse, nous décrit ses fonctions d'épouse du dieu :

« ... la bien-aimée de son maître la supérieure [du "harem" d'Amon]-Rê, la joueuse de sistre de Mout, la joueuse de menat d'Hathor, la chanteuse d'Atoum, la fille du roi [qu'il aime]... Mérytamon. [...] On est satisfait de ce qui est dit lorsqu'elle ouvre la bouche pour apaiser le Maître des Deux-Terres... »

Entre les années 24 et 26 du règne, c'est-à-dire entre l'inauguration d'Abou Simbel et le décès de Néfertari, Mérytamon devient l'épouse de son père. Elle portera le titre de Grande Épouse Royale un peu plus tard, charge qu'elle partagera avec sa demi-sœur Bentanat, l'aînée d'Isisnofret. Sa trace se perd dans la seconde partie du règne de Ramsès II.

Kiya

01/03/2010 11:47 par Nefertari

  • Kiya

    Kiya

    01/03/2010 11:47 par Nefertari

Kiya est une personnalité d'Égypte de la XVIIIe dynastie. Elle aurait été l'épouse secondaire du pharaon Amenhotep IV (ou Akhénaton). Selon certains égyptologues, elle est d'origine mitannienne et ne fait peut-être qu'une, avec une autre épouse d'Amenhotep IV (que son père Amenhotep III avait également épousé), la princesse Tadukhepa (ou Taduhepa), dont parle la correspondance diplomatique d'Amarna. Tadukhepa était la fille du roi du Mitanni Tushratta.
On sait peu de choses de Kiya, si ce n'est qu'elle a gagné le titre de Très Aimée. Son titre complet était Épouse très aimée du souverain de Haute et Basse Egypte, vivant de vérité, seigneur des Deux Pays, Neferkhépérouré-Ouaenré, [qui est] l'enfant charmant d'Aton vivant et qui vit pour toujours et pour l'éternité, Kiya. Certains historiens pensent que son importance vient du fait qu'elle a peut-être donné naissance à un héritier mâle, le futur Toutânkhamon, et qu'elle serait morte en couche.
Il existe de fortes présomptions que le roi ait fait ériger en son honneur le domaine dit « Marou-Aton » et qu'elle résida dans le Palais du Nord à Akhetaton, bien que les mentions de son nom aient ultérieurement été usurpées par celui de Mérytaton, fille aînée du pharaon.
On a découvert la mention du nom de Kiya sur un des blocs amarniens retrouvés à Hermopolis, remplacé par celui d'Ânkhésenpaaton. Ce texte faisant partie d'un ensemble relatant une campagne du roi durant l'an 12 du règne, il peut donner une idée plus précise de la date de sa disgrâce présumée, ou de sa mort.
Après la disparition de Kiya, Néfertiti accède à de nouvelles fonctions (peut-être celle de corégente avec Akhénaton) ce qui pourrait induire une possible corrélation entre les deux événements.
La collection de beaux vases canopes d'albâtre attribués à Kiya, trouvées dans la tombe KV55, nous donne la meilleure représentation possible de l'épouse d'Akhénaton.

Montouhotep II

24/02/2010 07:16 par Nefertari

  • Montouhotep II

    Montouhotep II

    24/02/2010 07:16 par Nefertari

Montouhotep II ou Mentouhotep II est un pharaon de la XIe dynastie, fils et successeur du roi Antef III.
C'est lui qui achève la réunification du pays en menant plusieurs campagnes militaires durant les trente premières années de son règne.
La Xe dynastie hérakléopolitaine est vaincue et disparaît rapidement, mais Mentouhotep II doit poursuivre durant de longues années de nombreux opposants qui n'acceptent pas la mainmise des Thébains sur l'Égypte. Pour assurer les frontières, il lance plusieurs opérations contre les populations libyennes et asiatiques qui infiltrent depuis longtemps déjà les limites septentrionales de l'Égypte.
La réunification et la sécurité du pays sont établies vers -2030, et en -2021, Mentouhotep II prend un nouveau nom d'Horus, « Celui qui a réuni les deux pays », pour marquer son triomphe.
Le retour à la prospérité lui permet d'engager la restauration de nombreux temples abandonnés, en reprenant à son service les artistes d'Hérakléopolis, qui ont su conserver les canons classiques de l'art de l'Ancien Empire durant la décadence de la Première période intermédiaire.
Le roi Montouhotep II changea trois fois de nom durant son long règne, sa titulature reflétant les diverses étapes successives de son œuvre, jusqu'à la réunification des Deux Terres.
C'est sous le premier nom d'Horus Séânkhibtaoui qu'il montre sur le trône, prenant la succession de son père.
Proclamé définitivement roi de Haute et de Basse-Égypte sous le nom de Nebhépetrê lors de la chute de la dynastie hérakléopolitaine, il adopte Netjerihedjet comme nouveau nom d'Horus, affirmant ses origines du Sud. Son autorité n'est cependant pas encore assurée sur l'ensemble des Deux Terres.
Enfin, la réunification étant parachevée après l'an 30 du règne, il prend, en l'an 39 un nouveau nom d'Horus, celui d'unificateur Sémataoui.
Le règne de Montouhotep II, en tant qu'unificateur, marque le véritable début de la période du Moyen Empire, bien que les puissances provinciales des nomarques perdurent encore jusqu'à la XIIe dynastie. La capitale est définitivement basée à Thèbes.
Il réorganise l'administration en nommant des hommes de confiance dans le nord et en confirmant à leur poste les nomarques de Moyenne-Égypte ralliés à lui, notamment les princes des provinces du Lièvre et de l'Oryx. Les postes de chanceliers sont rétablis, ainsi que celui de vizir qu'occupera, durant son règne, les dignitaires Bébi, Dagi et Ipi.
Sur le plan économique, Montouhotep II relance les expéditions royales vers les mines et comptoirs étrangers, interrompues depuis la fin de la VIe dynastie, et entreprend la remise en culture de terres abandonnées pendant les troubles. Bien que la Nubie demeure en grande partie indépendante, les expéditions lancées jusqu'à la deuxième cataracte (au moins deux, en l'an 29 et en 31) permettent un meilleur contrôle des échanges et sécurisent les voies de communication et de transport caravanier.
Continuateur des traditions de la royauté, c'est un souverain bâtisseur qui poursuit les travaux de restauration commencés par son père à Éléphantine. Il élève des temples en plusieurs endroits de la Haute-Égypte, fait des rajouts au temple d'Osiris à Abydos, et embellit plusieurs sanctuaires de la région thébaine, dédié au dieu Montou, à Tôd et Erment.
Montouhotep II meurt après plus d'un demi-siècle de règne, laissant le trône à son second fils, Montouhotep III.
Montouhotep II se fait construire à Deir el-Bahari un grandiose temple funéraire, dont on est maintenant certain qu'il était surmonté d'un mastaba et non d'une petite pyramide comme les égyptologues le pensaient jusqu'à présent. Un canal amenait l'eau du Nil jusqu'à un bassin des barques ; d'un temple bas sur le débarcadère débutait une rampe d'accès à un temple haut à l'entrée d'une cour au milieu de laquelle tronait une salle hypostyle, suivie d'une deuxième cour, plus petite et enfin le naos. C'est dans cette deuxième cour que les fouilles ont permis de révéler une descenderie, avec un long couloir menant à son tombeau.
Ce temple funéraire dans un style original mais dérivé des temples solaires de l'Ancien Empire, servira de modèle pour le temple funéraire de la reine Hatchepsout, élevé tout à côté de lui plusieurs siècles plus tard.

Ouserkaf

24/02/2010 06:56 par Nefertari

  • Ouserkaf

    Ouserkaf

    24/02/2010 06:56 par Nefertari

Ouserkaf est le premier souverain de la Ve dynastie (Ancien Empire). Il succéda à Chepseskaf et précéda Sahourê. Il règne de -2465 à -2458.
Ouserkaf est surtout connu pour avoir édifié pour la première fois un temple solaire à Abousir, site situé au nord de Saqqarah inaugurant ainsi une série de sanctuaires dédié au dieu que l'on croit conçus sur le modèle du grand temple du dieu à Héliopolis. C'est ce même site d'Abousir qui sera choisi par ses successeurs comme nécropole royale.
Ouserkaf lui, fit bâtir son complexe funéraire à Saqqarah à l'est du complexe funéraire de Djéser. Peu de représentations du roi sont connues à ce jour. On citera notamment une tête d'un colosse, portant le némès, qui était autrefois érigé dans la cour cérémonielle de son complexe funéraire ainsi qu'une autre tête d'une statue du roi, cette fois portant la couronne rouge, découverte dans son temple solaire en Abousir.
Plusieurs théories existent quant à la filiation d'Ouserkaf, et plus généralement concernant sa descendance.
Concernant ses ascendants, selon les égyptiens eux-mêmes Ouserkaf serait le premier enfant né de l'union du dieu Rê lui-même et de Rêdjedet, l'épouse du grand prêtre d'Atoum-Rê de Sakhebou, localité que l'on situe dans les environs du Caire. L'hypothèse la plus connue reste celle de l'égyptologue allemand Ludwig Borchardt selon laquelle il aurait été le fils d'un prêtre d'Héliopolis, Néferhétep et de la princesse Néferhétepès. Il aurait alors épousé Khentkaous Ire, fille de Mykérinos et veuve de Chepseskaf, légitimant ainsi son accession au trône. Dans cette hypothèse elle lui aurait donné deux fils, Sahourê et Néferirkarê, qui tous deux règneront à sa suite.
Cependant les études récentes faites sur les complexes funéraires de la fin de la IVe dynastie comme celles effectuées sur le site de sa propre pyramide, tendent à prouver qu'Ouserkaf aurait épousé Néferhétepès,  fille de Djédefrê avec laquelle il conçut l'héritier du trône Sahourê. On conjecture ainsi qu'il serait plutôt le fils de Khentkaous Ire et de Chepseskaf.

Le règne d'Ouserkaf est peu connu en raison des rares vestiges de son règne retrouvés jusqu'à présent. La durée même de son règne varie selon les sources et si Manéthon lui accorde vingt-huit ans de règne, les égyptologues s'accordent pour le moment à réduire cette durée de plus de la moitié faute d'éléments convainquant permettant de suivre l'assertion de l'historien de Ptolémée rapprochant ainsi cette durée des sept années mentionnées dans le papyrus de Turin. La pierre de Palerme qui conserve une partie des annales de la dynastie conserve encore le détail d'une partie des six premières années de règne donnant l'indication du troisième grand recensement du bétail, évènement organisé à cette époque tous les deux ans environ. La suite du règne fait défaut et l'espace manquant ne peut guère comprendre plus du double d'années de règne, la colonne suivante consacrée au règne suivant commençant par la cinquième année de règne du successeur d'Ouserkaf, Sahourê.
Sous son règne en tout cas le commerce entre l'Égypte et le monde méditerranéen semble s'amorcer grâce à de véritables expéditions navales qu'il fera figurer dans son temple funéraire de Saqqarah.
Les cultes divins sont favorisés voire développés pendant cette période, Ouserkaf inaugurant une politique religieuse que ses successeurs poursuivront. Il fait édifier le premier temple solaire de la dynastie. Or grâce à l'étude des archives d'Abousir nous savons désormais que les temples solaires des rois de la Ve dynastie étaient étroitement liés aux cultes rendus dans les temples des pyramides royales. Le sanctuaire est par ailleurs cité à la cinquième année de règne dans les annales royales ce qui pourrait correspondre à la date de sa fondation ou plus probablement de son inauguration. À cette occasion Ouserkaf fera le don de vingt-quatre domaines royaux pour son entretien. Le temple solaire d'Ouserkaf a été retrouvé et fouillé à Abousir, site sans doute proche d'une localité souvent citée par les sources, dont le papyrus Westcar, Sakhebou où le dieu recevait un culte. Le fait a son importance car il s'agit peut-être du premier temple à caractère divin et non uniquement funéraire dont nous ayons plus qu'une simple trace pour l'Ancien Empire. Son plan général aurait été inspiré de celui du grand temple de à Héliopolis, ce qui nous apporte un témoignage précieux sur l'aspect des sanctuaires solaires de l'Ancien Empire.
On sait par un décret, que Nikaânkh, dignitaire de la cour d'Ouserkaf, fera figurer dans son mastaba, que le roi accorda de nouveaux biens au culte d'Hathor de Tenneh en Moyenne-Égypte, réformant du même coup le fonctionnement des domaines qui lui étaient attribués. Le roi s'intéressa également au culte du dieu Montou à Tôd, où des éléments à son nom ont été retrouvés. Ce sont les plus anciens vestiges connus du site.
Au niveau des arts les rares éléments datant de son règne démontrent une maîtrise des techniques poussant au raffinement. On citera notamment les statues en bois du dignitaire Kaaper et de son épouse qui sont conservées au musée du Caire. Le célèbre scribe accroupi du Louvre est daté également du règne d'Ouserkaf en raison de la proximité du lieu de sa découverte avec le complexe funéraire du roi et de rapprochements stylistiques.
Enfin il convient de mentionner deux portraits du roi trouvés l'un à Saqqarah dans le temple funéraire de sa pyramide, tête colossale en granite rouge d'Assouan coiffée du némès, et l'autre dans son temple solaire d'Abousir, tête en grauwacke figurant le roi coiffé de la desheret la couronne rouge de Basse-Égypte. Ces deux portraits exceptionnels sont conservés aujourd'hui au musée du Caire
Ouserkaf épouse la princesse Néferhétepès, fille de Djédefrê, avec laquelle il aura un fils Sahourê qui lui succède sur le trône. Ils recevront un culte funéraire resté en activité au moins jusqu'au milieu de la dynastie dont on connaît plusieurs prêtres rattachés à leur service :

  • Tepemânkh, prêtre du culte d'Ouserkaf et de Sahourê.
  • Senouânkh, prêtre du culte d'Ouserkaf et de Sahourê.
  • Pehenoukaï, prêtre du culte d'Ouserkaf et vizir sous les règnes de Sahourê et de Néferirkarê Kakaï.
  • Nikaourê, juge et administrateur du palais dont le mastaba a été retrouvé à Saqqarah. Il était prêtre du culte funéraire d'Ouserkaf et prêtre du culte de Néferefrê, sous le règne duquel il vécut probablement.

On notera le fait que les deux cultes royaux des deux premiers rois sont souvent associés dans les charges de ces dignitaires, indice militant une fois de plus en faveur d'un lien de parenté directe entre ces deux souverains.
Comme son prédécesseur Chepseskaf, Ouserkaf se fait aménager son complexe funéraire à Saqqarah. En revanche il reprend la forme pyramidale pour son tombeau et choisit de l'édifier non loin du complexe funéraire de Djéser. Le fait qu'il ait eu le temps de l'achever semble indiquer une durée de règne supérieure à la demi-douzaine d'année qui lui est attribuée généralement.