Taousert (reine-pharaon) ou Siptah
02/03/2010 22:01 par Nefertari
Malheureusement, Siptah mourut très jeune, probablement emporté par une maladie quelconque. Il faut également savoir qu’en l’an IV du règne de celui-ci, Bay disparut de la circulation sans laisser de trace. Certains pensent qu’il aurait été assassiné du fait de son pouvoir grandissant, faisant de l’ombre au pouvoir royal.
Profitant de l’occasion et de la confusion qui régnait suite à la mort de Siptah, Taousert s’empara du trône et se fit couronner pharaon. Elle assuma donc le pouvoir seule à partir de - 1188 avant J.-C. Elle fit partie de ces rares femmes à régner en leur nom propre en tant que souveraine de Haute et de Basse Egypte. Cela suffisait à faire d’elle une femme extraordinaire !
Elle ne régna qu’environ deux ans mais eut tout de même le temps de laisser quelques marques de son passage. Au niveau militaire, elle fut présente en Palestine et dans le Sinaï pour assurer le contrôle égyptien de ces territoires. A propos des constructions, elle bâtit par exemple un temple funéraire, une sorte de chapelle, près de Thèbes, au sud du Ramesseum. Il n’en reste plus grand-chose de nos jours. Elle fit également construire une statue à Héliopolis et usurpa un pylône à Siptah à Hermopolis. En outre, Taousert eut le privilège de posséder une tombe remarquable dans la Vallée des Rois (KV 14).
Taousert mourut après deux années de règne et laissa sa place à Sethnakht, un homme âgé qui complotait déjà contre la reine depuis quelques temps. D’autre part, en plus de récupérer le trône vacant, ce denier agrandit et usurpa la tombe de Taousert. Quant à la momie de la reine, elle fut retrouvée dans une cache royale (KV 35) après avoir été déplacée pour d’obscures raisons.
Taousert fut inhumée dans la tombe KV 14, Vallée des Rois. Celle-ci était d’une finition remarquable, malgré l’usurpation par Sethnakht. En dépit du temps écoulé, sa beauté est encore admirable de nos jours.
Nouvel Empire, XIXème dynastie. Il régna de -1194 à -1188 avant J.-C.
A la mort de Sethy II (Séthi II), Siptah était encore bien trop jeune pour succéder son père. Il régna alors sous une double tutelle : celle de sa belle mère Taousert et celle du chancelier et Chef du Trésor, Bay. Ce dernier était un personnage assez mystérieux qui laissa une très mauvaise impression au peuple égyptien. Son nom fut souvent associé à l’expression « celui qui a établi le roi sur le trône de son père ». Il connut une ascension fulgurante, passant de simple scribe à chancelier et Chef du Trésor sous l’impulsion de Taousert, que l’on disait sa maîtresse. Sa position lui permit même de posséder une sépulture dans la Vallée des Rois (KV 13). Probablement d’origine étrangère, il était peu apprécié du peuple égyptien et était surnommé le « Iarsou », c'est-à-dire « celui qui s’est fait lui-même ». Il s’agissait d’une façon ironique de le désigner tout en lui refusant une existence posthume par la non-prononciation de son véritable nom.
Siptah régna au total six ans. Un règne court qui lui permit toutefois de laisser quelques traces de son passage sur le trône. Au niveau des constructions, il fit réaliser une fresque représentant l’enterrement du taureau Apis au Serapeum. Un pylône fut dressé en son honneur à Hermopolis ainsi que quelques stèles à Thèbes et en Nubie dans la forteresse de Bouhen.En l’an 3 de son règne, Siptah changea de nom pour s’appeler Mérenptah-Siptah. Les raisons d’un tel changement demeurent inconnues à l’heure actuelle.
En l’an 4, le chancelier Bay disparut de la circulation. Il fut oublié aussi vite qu’il était apparu et plus aucun texte ne fit référence à lui à partir de cette date. Certains pensent qu’il a été assassiné du fait de son pouvoir grandissant et de son éventuelle capacité à atteindre un jour le trône. Mais par qui ? Peut-être Taousert elle-même, qui sait ?
Trois ans après son changement de nom, Siptah meurt. Il devait avoir environ une vingtaine d’années.
Ce fut alors Taousert, pourtant très peu appréciée des égyptiens, qui prit le pouvoir et se fit couronnée pharaon d’Egypte. Les tensions au sein du royaume atteignirent leur paroxysme, la dynastie s’écroula peu à peu.
Il fut inhumé dans la tombe KV 47 (Vallée des Rois). Devant la brièveté du règne de Siptah, sa tombe présente un caractère inachevé assez évident.
De nombreuses légendes courent sur cette femme mystérieuse, notamment parce que son règne marque la fin (arbitraire) de l'Ancien Empire. En fait, il est peu probable que Nitocris soit directement impliquée dans la chute de l'Ancien Empire et il faut plutôt chercher les raisons de cette déchéance dans le long règne de Pépi II qui a épuisé le pays et causé de graves dégâts.
Parmi les légendes, on peut citer :
Manéthon parle d'elle en termes particulièrement élogieux :
D'après la liste royale d'Abydos, c'est Netjerkarê Siptah qui aurait succédé à Mérenrê II. Quelques égyptologues confirment ce fait s'appuyant sur une dernière restauration du papyrus de Turin. Ils avancent la théorie que le fragment de papyrus portant le nom Neit-Iqereti (ou Nitiqreti nt-iqrty), donné aujourd'hui pour la reine Nitocris, aurait été en fait mal replacé lors de la reconstitution du papyrus de Turin et serait une mauvaise retranscription du nom Netjerikarê Siptah. Il pourrait donc être identifié à ce roi (théorie que l'on retrouve peu à ce jour). Selon eux la reine Nitocris n'aurait jamais existé.
Dans les batailles, la bibliothèque d'Alexandrie est détruite dans l'incendie du port. César capture les membres de la famille royale, mais Arsinoé IV parvient à s'échapper avec l'aide de Ganymèdes et rejoint l'armée Égyptienne sous les ordres d'Achillas. Puis elle fait exécuter Achillas et nomme Ganymèdes au commandement de l'armée. Ce dernier connait d'abords un certain succès contre les Romains , cependant, les forces Romaines parviennent à écraser les Égyptiens. S'en est terminé pour les rebelles, le 13 janvier 47 Arsinoé IV est capturée par César. Le même jour (ou le 14 janvier) Ptolémée XIII qui essayait de s’échapper en bateau se noie dans le Nil, au cours de sa fuite. Arsinoé IV est envoyée à Rome pour participer au triomphe de César. Toutefois les Romains ont pitié d'elle, peut-être du fait de son jeune âge ont-ils du mal à croire que cette Reine est celle que l'on veut faire passer pour le dangereux monarque qui voulait nuire à Rome. En dépit des traditions habituelles qui voulaient que les prisonniers à la suite des triomphes soient étranglés quand les festivités prenaient fin. Après cette humiliation César épargne Arsinoé IV et l'exile à Éphèse où il lui accorde résidence dans le sanctuaire du temple d'Artémis. Arsinoé IV va vivre protégée dans le temple pendant quelques années, mais va toujours regarder avec un œil vigilant ce que faisait sa sœur Cléopâtre, qui considérait Arsinoé IV comme une menace à son pouvoir. En 44, son frère Ptolémée XIV est assassiné, v raisemblablement empoisonné sur l'ordre de Cléopâtre. Arsinoé IV à Éphèse, devient nominalement co-Régente, mais devant la pression de sa sœur abdique aussitôt.
À Rome, à la suite de la mort de César un nouveau triumvirat arrive au pouvoir. Marc Antoine (83-30), un de ses nouveaux dirigeants, en 41, invite Cléopâtre VII à Tarse, afin de lui demander officiellement des comptes pour son soutien apporté aux anciens alliés de César. Elle parvient à le subjuguer par la mise en scène de son arrivée et va même obtenir son appui contre sa sœur Arsinoé IV. Bien que celle-ci ait renoncé à toute prétention au trône, elle est exécutée en 41 sur les marches du temple d'Artémis, sur l’ordre d'Antoine, qui aurait agit à la demande de Cléopâtre.Selon les dernières découvertes elle fut probablement enterrée à Éphèse.
Amenhotep fils de Hapou (de Hapou, ayant donné apis en grec : « taureau »), appelé aussi parfois Aménophis en grec ancien (« uni à Amon » ou « Amon est satisfait »), est né et a été éduqué dans la ville d'Athribis dans le delta du Nil. Talentueux, il fut choisi pour servir au palais en tant que scribe royal. Cette profession lui permit de se rapprocher d'Amenhotep III.
Plus tard, ce dernier fit de lui son vizir et son chef des travaux publics, notamment des canaux. Dès lors, il fut chargé d'ériger, entre autres, deux statues gigantesques connues sous le nom de « colosses de Memnon ». Ces deux statues sont situées à l'entrée du temple funéraire d'Amenhotep III sur la rive occidentale de Thèbes - temple aujourd'hui disparu. On lui doit également une partie du temple de Soleb.
Homme d'une grande sagesse, il se fit une excellente réputation durant son existence. Le roi lui fit l'honneur de pouvoir construire son propre temple funéraire sur la rive occidentale de Thèbes. Il est le grand savant de l'antiquité égyptienne avec Imhotep. Il fait le lien entre la chimie à caractère profane, par exemple dans l'art de la céramique, et les bâtiments consacrés, des temples et des tombeaux, de l'Ancien Empire.
Le temple funéraire d’Amenhotep se trouve à Deir el-Bahari (près du site de Karnak). C'est là qu'on a retrouvé, en 1935, une fresque traduite par Alexandre Varille et Clément Robichon citant selon Joseph Davidovits mot pour mot un passage biblique, Genèse 41, où Pharaon installe Joseph aux commandes de toute l'Égypte...
Au cours de la période ptolémaïque (durant environ 1200 ans), Amenhotep fils de Hapou fut honoré et adoré comme le dieu de la guérison sous le nom de Amenhotep le sage. Une chapelle fut construite pour son culte au temple de Deir el-Bahari. Une statue, qui accueille le visiteur au musée du Caire, le représente sous les traits d'un homme âgé. Par ailleurs, l'inscription gravée sur la statue en question nous apprend qu'Amenhotep fils de Hapou atteignit l'âge de quatre-vingt ans et désirait même arriver à l'âge vénérable de cent dix ans.
Iâhhotep (Iahotep, Ahotep, Ahhotep, Ha-hotep, Iâh-hotep) est une reine de la XVIIe / XVIIIe dynastie de l'Égypte antique.
Fille de Sénakhtenrê Taâ Ier, souverain thébain, elle naquit durant la période de domination des Hyksôs — qui gouvernaient alors le delta du Nil et une partie de la Moyenne-Égypte. Elle joua un rôle prépondérant dans la guerre de libération du pays menée par son frère et mari, Séqénenrê Taâ II, puis, après un première campagne victorieuse du roi Kamosé, par son fils Ahmôsis (ou Ahmosé). Elle assurera la régence, de manière informelle, pour le compte de celui-ci. Vers l'an 18 de son règne, Ahmôsis réussit à conquérir la capitale des Hyksôs, Avaris, et à chasser définitivement les étrangers du pays (il fut le premier pharaon de la XVIIIe dynastie).
La reine Iâhhotep mourut certainement entre l'an XVI et l'an XXII du règne de son fils. Pour preuve de la haute considération dans laquelle elle était tenue, Ahmosis dit d'elle, dans sa stèle de Karnak :
Ce texte éclaire davantage le rôle que la reine pourrait avoir tenu durant la guerre de libération, ainsi qu'auprès de son fils encore trop jeune.
Tout comme sa belle-fille (ou fille) Ahmès-Néfertary, Iâhhotep fut l’objet d’un culte après sa mort, lequel atteste le prestige dont ces reines jouissaient à la cour thébaine.
La tombe de Iâhhotep a été identifiée en 1859 non loin de l'emplacement de la tombe de Kamosé découverte elle deux ans plus tôt par Auguste Mariette. Ce dernier étant absent lors de la découverte, elle fut immédiatement mise à l'abri dans les magasins de Karnak afin de la soustraire aux convoitises des chasseurs de trésors qui sévissaient dans la région thébaine pour le compte de collectionneurs ou du trafic des antiquités qui fleurissait à cette époque. Averti de la découverte, Mariette en commanda un relevé, ce qui nous permet aujourd'hui d'en connaître l'ensemble des objets qu'elle contenait. Il fut décidé alors de rapatrier le trésor de la reine au Caire.
Lors de ce transfert, le navire qui emportait son précieux chargement fut intercepté par un gouverneur local qui, officiellement pour plaire au vice-roi, souhaitait lui-même lui rapporter la découverte. Il fit ouvrir le sarcophage et se débarrassa de la dépouille de la reine et des bandelettes de la momie... et sans doute se servit au passage parmi les nombreuses reliques en or que contenait la momie. Auguste Mariette qui fut informé de la mésaventure arma immédiatement un bateau et intercepta le convoi du gouverneur qui se rendait au Caire. Il exigea sous la menace des armes qu'on lui remit l'intégralité du contenu des caisses, ce qui fut fait non sans quelques échanges d'insultes et de coup de feu. Grâce à cette intervention rapide le trésor pu être sauvé d'un destin certainement plus vénal qu'archéologique. Le trésor arriva finalement au Caire et entra officiellement dans les collections du tout jeune musée qu'il venait de fonder, au prix d'une sérieuse explication avec le vice-roi Saïd Pacha.
Parmi les objets les plus célèbres qui accompagnaient la souveraine, on citera une hache recouverte d'or et de pierres semi précieuses portant la titulature de son fils Ahmôsis, une chaîne en or portant trois pendentifs en forme de mouches également en or massif, un bracelet en or cloisonné et pierres semi précieuses portant un cartouche toujours d'Ahmôsis encadré par deux sphinx couchés également en or, parure très semblable aux éléments découverts sur la momie de Kamosé, ainsi que deux grands modèles de barque avec leurs équipages complets dont une en argent massif et l'autre en or.
Le sarcophage en bois doré de la reine était complet à son arrivée au Caire, mais l'inventaire du musée indique que la cuve se désagrégea quelque temps après. Seul le couvercle subsiste, nous présentant Iâhhotep portant une lourde perruque sur laquelle un uræus en or est fixé, tandis que le reste du sarcophage est traité en style richi. La momie disparue portait de très nombreux bijoux et il est probable que certains ont été volés lors de l’ouverture non-officielle du sarcophage. Seule une partie du grand collier ousekh en or qui la couvrait est parvenu au musée par exemple. Un dernier élément fait également défaut. Il s'agit du coffre à canopes et de ses quatre vases qui contenaient les viscères de la reine qui n'ont jamais atteint les réserves du musée alors que l'ensemble est attesté puisqu'il a été décrit comme se trouvant aux côtés du sarcophage de la reine lors de sa découverte.
L'ensemble fut exposé dans différentes villes d'Europe et, pour l'anecdote, lors de son passage à Paris, l'impératrice Eugénie porta son dévolu sur l'un des joyaux de la reine que le vice-roi semblait enclin à lui offrir. C'était sans compter la ténacité de Mariette qui refusa catégoriquement de céder une once d'or de ce trésor. Il finit par convaincre Saïd Pacha de ne pas l'offrir à l'impératrice, ce qui lui valu l'inimitié circonstancielle de la famille impériale...
Mérytamon est considérée comme l'aînée des filles de Néfertari, parce qu'elle occupe un rang privilégié dans l'imagerie officielle, elle est probablement née avant le couronnement de Ramsès II. Tout comme sa mère, elle semble avoir eu une prédilection particulière pour la Haute-Égypte, notamment la région d'Akhmîm, où un colosse de sept mètres de haut, découvert récemment, témoigne du rôle important qu'elle a joué auprès du clergé de Min.
Une inscription provenant de ce colosse, nous décrit ses fonctions d'épouse du dieu :
« ... la bien-aimée de son maître la supérieure [du "harem" d'Amon]-Rê, la joueuse de sistre de Mout, la joueuse de menat d'Hathor, la chanteuse d'Atoum, la fille du roi [qu'il aime]... Mérytamon. [...] On est satisfait de ce qui est dit lorsqu'elle ouvre la bouche pour apaiser le Maître des Deux-Terres... »
Entre les années 24 et 26 du règne, c'est-à-dire entre l'inauguration d'Abou Simbel et le décès de Néfertari, Mérytamon devient l'épouse de son père. Elle portera le titre de Grande Épouse Royale un peu plus tard, charge qu'elle partagera avec sa demi-sœur Bentanat, l'aînée d'Isisnofret. Sa trace se perd dans la seconde partie du règne de Ramsès II.
Kiya est une personnalité d'Égypte de la XVIIIe dynastie. Elle aurait été l'épouse secondaire du pharaon Amenhotep IV (ou Akhénaton). Selon certains égyptologues, elle est d'origine mitannienne et ne fait peut-être qu'une, avec une autre épouse d'Amenhotep IV (que son père Amenhotep III avait également épousé), la princesse Tadukhepa (ou Taduhepa), dont parle la correspondance diplomatique d'Amarna. Tadukhepa était la fille du roi du Mitanni Tushratta.
On sait peu de choses de Kiya, si ce n'est qu'elle a gagné le titre de Très Aimée. Son titre complet était Épouse très aimée du souverain de Haute et Basse Egypte, vivant de vérité, seigneur des Deux Pays, Neferkhépérouré-Ouaenré, [qui est] l'enfant charmant d'Aton vivant et qui vit pour toujours et pour l'éternité, Kiya. Certains historiens pensent que son importance vient du fait qu'elle a peut-être donné naissance à un héritier mâle, le futur Toutânkhamon, et qu'elle serait morte en couche.
Il existe de fortes présomptions que le roi ait fait ériger en son honneur le domaine dit « Marou-Aton » et qu'elle résida dans le Palais du Nord à Akhetaton, bien que les mentions de son nom aient ultérieurement été usurpées par celui de Mérytaton, fille aînée du pharaon.
On a découvert la mention du nom de Kiya sur un des blocs amarniens retrouvés à Hermopolis, remplacé par celui d'Ânkhésenpaaton. Ce texte faisant partie d'un ensemble relatant une campagne du roi durant l'an 12 du règne, il peut donner une idée plus précise de la date de sa disgrâce présumée, ou de sa mort.
Après la disparition de Kiya, Néfertiti accède à de nouvelles fonctions (peut-être celle de corégente avec Akhénaton) ce qui pourrait induire une possible corrélation entre les deux événements.
La collection de beaux vases canopes d'albâtre attribués à Kiya, trouvées dans la tombe KV55, nous donne la meilleure représentation possible de l'épouse d'Akhénaton.
Montouhotep II ou Mentouhotep II est un pharaon de la XIe dynastie, fils et successeur du roi Antef III.
C'est lui qui achève la réunification du pays en menant plusieurs campagnes militaires durant les trente premières années de son règne.
La Xe dynastie hérakléopolitaine est vaincue et disparaît rapidement, mais Mentouhotep II doit poursuivre durant de longues années de nombreux opposants qui n'acceptent pas la mainmise des Thébains sur l'Égypte. Pour assurer les frontières, il lance plusieurs opérations contre les populations libyennes et asiatiques qui infiltrent depuis longtemps déjà les limites septentrionales de l'Égypte.
La réunification et la sécurité du pays sont établies vers -2030, et en -2021, Mentouhotep II prend un nouveau nom d'Horus, « Celui qui a réuni les deux pays », pour marquer son triomphe.
Le retour à la prospérité lui permet d'engager la restauration de nombreux temples abandonnés, en reprenant à son service les artistes d'Hérakléopolis, qui ont su conserver les canons classiques de l'art de l'Ancien Empire durant la décadence de la Première période intermédiaire.
Le roi Montouhotep II changea trois fois de nom durant son long règne, sa titulature reflétant les diverses étapes successives de son œuvre, jusqu'à la réunification des Deux Terres.
C'est sous le premier nom d'Horus Séânkhibtaoui qu'il montre sur le trône, prenant la succession de son père.
Proclamé définitivement roi de Haute et de Basse-Égypte sous le nom de Nebhépetrê lors de la chute de la dynastie hérakléopolitaine, il adopte Netjerihedjet comme nouveau nom d'Horus, affirmant ses origines du Sud. Son autorité n'est cependant pas encore assurée sur l'ensemble des Deux Terres.
Enfin, la réunification étant parachevée après l'an 30 du règne, il prend, en l'an 39 un nouveau nom d'Horus, celui d'unificateur Sémataoui.
Le règne de Montouhotep II, en tant qu'unificateur, marque le véritable début de la période du Moyen Empire, bien que les puissances provinciales des nomarques perdurent encore jusqu'à la XIIe dynastie. La capitale est définitivement basée à Thèbes.
Il réorganise l'administration en nommant des hommes de confiance dans le nord et en confirmant à leur poste les nomarques de Moyenne-Égypte ralliés à lui, notamment les princes des provinces du Lièvre et de l'Oryx. Les postes de chanceliers sont rétablis, ainsi que celui de vizir qu'occupera, durant son règne, les dignitaires Bébi, Dagi et Ipi.
Sur le plan économique, Montouhotep II relance les expéditions royales vers les mines et comptoirs étrangers, interrompues depuis la fin de la VIe dynastie, et entreprend la remise en culture de terres abandonnées pendant les troubles. Bien que la Nubie demeure en grande partie indépendante, les expéditions lancées jusqu'à la deuxième cataracte (au moins deux, en l'an 29 et en 31) permettent un meilleur contrôle des échanges et sécurisent les voies de communication et de transport caravanier.
Continuateur des traditions de la royauté, c'est un souverain bâtisseur qui poursuit les travaux de restauration commencés par son père à Éléphantine. Il élève des temples en plusieurs endroits de la Haute-Égypte, fait des rajouts au temple d'Osiris à Abydos, et embellit plusieurs sanctuaires de la région thébaine, dédié au dieu Montou, à Tôd et Erment.
Montouhotep II meurt après plus d'un demi-siècle de règne, laissant le trône à son second fils, Montouhotep III.
Montouhotep II se fait construire à Deir el-Bahari un grandiose temple funéraire, dont on est maintenant certain qu'il était surmonté d'un mastaba et non d'une petite pyramide comme les égyptologues le pensaient jusqu'à présent. Un canal amenait l'eau du Nil jusqu'à un bassin des barques ; d'un temple bas sur le débarcadère débutait une rampe d'accès à un temple haut à l'entrée d'une cour au milieu de laquelle tronait une salle hypostyle, suivie d'une deuxième cour, plus petite et enfin le naos. C'est dans cette deuxième cour que les fouilles ont permis de révéler une descenderie, avec un long couloir menant à son tombeau.
Ce temple funéraire dans un style original mais dérivé des temples solaires de l'Ancien Empire, servira de modèle pour le temple funéraire de la reine Hatchepsout, élevé tout à côté de lui plusieurs siècles plus tard.
Ouserkaf est le premier souverain de la Ve dynastie (Ancien Empire). Il succéda à Chepseskaf et précéda Sahourê. Il règne de -2465 à -2458.
Ouserkaf est surtout connu pour avoir édifié pour la première fois un temple solaire à Abousir, site situé au nord de Saqqarah inaugurant ainsi une série de sanctuaires dédié au dieu Rê que l'on croit conçus sur le modèle du grand temple du dieu à Héliopolis. C'est ce même site d'Abousir qui sera choisi par ses successeurs comme nécropole royale.
Ouserkaf lui, fit bâtir son complexe funéraire à Saqqarah à l'est du complexe funéraire de Djéser. Peu de représentations du roi sont connues à ce jour. On citera notamment une tête d'un colosse, portant le némès, qui était autrefois érigé dans la cour cérémonielle de son complexe funéraire ainsi qu'une autre tête d'une statue du roi, cette fois portant la couronne rouge, découverte dans son temple solaire en Abousir.
Plusieurs théories existent quant à la filiation d'Ouserkaf, et plus généralement concernant sa descendance.
Concernant ses ascendants, selon les égyptiens eux-mêmes Ouserkaf serait le premier enfant né de l'union du dieu Rê lui-même et de Rêdjedet, l'épouse du grand prêtre d'Atoum-Rê de Sakhebou, localité que l'on situe dans les environs du Caire. L'hypothèse la plus connue reste celle de l'égyptologue allemand Ludwig Borchardt selon laquelle il aurait été le fils d'un prêtre d'Héliopolis, Néferhétep et de la princesse Néferhétepès. Il aurait alors épousé Khentkaous Ire, fille de Mykérinos et veuve de Chepseskaf, légitimant ainsi son accession au trône. Dans cette hypothèse elle lui aurait donné deux fils, Sahourê et Néferirkarê, qui tous deux règneront à sa suite.
Cependant les études récentes faites sur les complexes funéraires de la fin de la IVe dynastie comme celles effectuées sur le site de sa propre pyramide, tendent à prouver qu'Ouserkaf aurait épousé Néferhétepès, fille de Djédefrê avec laquelle il conçut l'héritier du trône Sahourê. On conjecture ainsi qu'il serait plutôt le fils de Khentkaous Ire et de Chepseskaf.
Le règne d'Ouserkaf est peu connu en raison des rares vestiges de son règne retrouvés jusqu'à présent. La durée même de son règne varie selon les sources et si Manéthon lui accorde vingt-huit ans de règne, les égyptologues s'accordent pour le moment à réduire cette durée de plus de la moitié faute d'éléments convainquant permettant de suivre l'assertion de l'historien de Ptolémée rapprochant ainsi cette durée des sept années mentionnées dans le papyrus de Turin. La pierre de Palerme qui conserve une partie des annales de la dynastie conserve encore le détail d'une partie des six premières années de règne donnant l'indication du troisième grand recensement du bétail, évènement organisé à cette époque tous les deux ans environ. La suite du règne fait défaut et l'espace manquant ne peut guère comprendre plus du double d'années de règne, la colonne suivante consacrée au règne suivant commençant par la cinquième année de règne du successeur d'Ouserkaf, Sahourê.
Sous son règne en tout cas le commerce entre l'Égypte et le monde méditerranéen semble s'amorcer grâce à de véritables expéditions navales qu'il fera figurer dans son temple funéraire de Saqqarah.
Les cultes divins sont favorisés voire développés pendant cette période, Ouserkaf inaugurant une politique religieuse que ses successeurs poursuivront. Il fait édifier le premier temple solaire de la dynastie. Or grâce à l'étude des archives d'Abousir nous savons désormais que les temples solaires des rois de la Ve dynastie étaient étroitement liés aux cultes rendus dans les temples des pyramides royales. Le sanctuaire est par ailleurs cité à la cinquième année de règne dans les annales royales ce qui pourrait correspondre à la date de sa fondation ou plus probablement de son inauguration. À cette occasion Ouserkaf fera le don de vingt-quatre domaines royaux pour son entretien. Le temple solaire d'Ouserkaf a été retrouvé et fouillé à Abousir, site sans doute proche d'une localité souvent citée par les sources, dont le papyrus Westcar, Sakhebou où le dieu Rê recevait un culte. Le fait a son importance car il s'agit peut-être du premier temple à caractère divin et non uniquement funéraire dont nous ayons plus qu'une simple trace pour l'Ancien Empire. Son plan général aurait été inspiré de celui du grand temple de Rê à Héliopolis, ce qui nous apporte un témoignage précieux sur l'aspect des sanctuaires solaires de l'Ancien Empire.
On sait par un décret, que Nikaânkh, dignitaire de la cour d'Ouserkaf, fera figurer dans son mastaba, que le roi accorda de nouveaux biens au culte d'Hathor de Tenneh en Moyenne-Égypte, réformant du même coup le fonctionnement des domaines qui lui étaient attribués. Le roi s'intéressa également au culte du dieu Montou à Tôd, où des éléments à son nom ont été retrouvés. Ce sont les plus anciens vestiges connus du site.
Au niveau des arts les rares éléments datant de son règne démontrent une maîtrise des techniques poussant au raffinement. On citera notamment les statues en bois du dignitaire Kaaper et de son épouse qui sont conservées au musée du Caire. Le célèbre scribe accroupi du Louvre est daté également du règne d'Ouserkaf en raison de la proximité du lieu de sa découverte avec le complexe funéraire du roi et de rapprochements stylistiques.
Enfin il convient de mentionner deux portraits du roi trouvés l'un à Saqqarah dans le temple funéraire de sa pyramide, tête colossale en granite rouge d'Assouan coiffée du némès, et l'autre dans son temple solaire d'Abousir, tête en grauwacke figurant le roi coiffé de la desheret la couronne rouge de Basse-Égypte. Ces deux portraits exceptionnels sont conservés aujourd'hui au musée du Caire
Ouserkaf épouse la princesse Néferhétepès, fille de Djédefrê, avec laquelle il aura un fils Sahourê qui lui succède sur le trône. Ils recevront un culte funéraire resté en activité au moins jusqu'au milieu de la dynastie dont on connaît plusieurs prêtres rattachés à leur service :
On notera le fait que les deux cultes royaux des deux premiers rois sont souvent associés dans les charges de ces dignitaires, indice militant une fois de plus en faveur d'un lien de parenté directe entre ces deux souverains.
Comme son prédécesseur Chepseskaf, Ouserkaf se fait aménager son complexe funéraire à Saqqarah. En revanche il reprend la forme pyramidale pour son tombeau et choisit de l'édifier non loin du complexe funéraire de Djéser. Le fait qu'il ait eu le temps de l'achever semble indiquer une durée de règne supérieure à la demi-douzaine d'année qui lui est attribuée généralement.