La Déesse Thouéris
29/12/2010 12:37 par Nefertari
Dans la mythologie égyptienne, elle est la déesse au corps d'hippopotame, elle se dresse sur ses pattes arrières de lion et dans ses pattes avant, en forme de mains humaines elle tient le signe hiéroglyphique signifiant protection. Représentée appuyée sur l'Ânkh, l'aspect hybride de la déesse symbolise à la fois la fécondité et la férocité de la mère défendant sa progéniture.
Elle est la déesse protectrice de l'accouchement. Sa représentation a deux buts. Tout d'abord effrayer les mauvais esprits et les tenir ainsi éloignés de l'enfant à naître. Puis, après l'accouchement, ses seins généreux assurent un bon allaitement.
Les femmes enceintes portaient souvent des amulettes à son effigie pour se protéger du mauvais sort. La déesse elle-même est souvent représentée portant l'amulette Sa, le symbole de la protection.
En tant que protectrice de l'accouchement, elle est souvent associée au dieu Bès, dont elle partage certaines fonctions.
Taouret est également un symbole de fécondité. En effet, associée a la fête d'Opet, elle représente la fertilite apportée par les eaux du Nil qui fécondent la terre et permettent la culture.
La forme animale de la déesse fait d'elle, dans certains cas, une compagne du dieu Seth, considéré comme incarné dans l'hippopotame mâle, toujours maléfique.
Le règne de Sésostris III (-1878 à -1843 / -1842 (Redford, Grimal)), marque l'apogée du Moyen Empire. Ce roi est resté dans la mémoire des Égyptiens comme l'un des plus grands de leur histoire.
Il est le cinquième roi de la XIIe dynastie, fils de Sésostris II et selon Aidon Mark Dodson et Hilton Dyan, de la reine Khnoumetnéferhedjet Ire Oueret (l'Ancienne ou l'aînée). Il hérite d'un pays que ses prédécesseurs ont bien géré et su faire prospérer durant une longue période de paix. Son père a engagé la mise en valeur de l'oasis du Fayoum par de grands travaux d'aménagement et d'irrigation.
L'activité économique et commerciale florissante de l'Égypte attire de nombreux travailleurs asiatiques dans la vallée, et l'influence égyptienne est plus forte que jamais à Byblos, la vieille cité amie de Phénicie.
Cependant, malgré leur autorité réelle sur le pays, les premiers Amenemhat et Sésostris ont dû s'accommoder de la puissante noblesse locale des nomarques, dont certaines lignées étaient déjà en place lors de la Première Période intermédiaire et qui n'ont accepté le retour d'un pouvoir pharaonique fort qu'à condition de conserver leurs privilèges. Or, leur richesse et leur enracinement font craindre à Sésostris III qu'ils ne parviennent à affaiblir à nouveau la monarchie.
Dès son accession au trône, il entame une réforme administrative radicale qui brise le pouvoir de ces dignitaires locaux. La charge de nomarque est supprimée, et la gestion du territoire confiée à trois ministères régionaux (Nord, Sud et Nubie). Chacun des trois ministres est un fonctionnaire nommé par le roi, qui travaille sous l'autorité directe du vizir. Cette réforme entraîne la création de nombreux postes de fonctionnaires subalternes (officiers, scribes) qui constituent une nouvelle « classe moyenne » prospère et dévouée au pharaon.
Hors de l'Égypte proprement dite, Sésostris III doit assurer la reprise en main de la Haute-Nubie, entre les 2e et 3e cataractes. Cette pointe méridionale des possessions égyptiennes subit alors les incursions régulières de tribus kouchites venues du Sud. Le roi pacifie la région en quatre campagnes militaires, entre l'an VIII et l'an XIX de son règne. La frontière est renforcée par la rénovation ou la construction d'un réseau de huit forteresses pourvues de garnisons. Les habitants de la province, reconnaissants, placeront Sésostris III au rang des divinités locales. Au Nord, le pharaon lance une expédition militaire contre les Mentjiou, turbulents nomades sémitiques qui menacent régulièrement le nord-est de l'Égypte. Cette campagne le mène jusqu'en Palestine : il est le premier pharaon à mener de vraies opérations de guerre en Asie. Les sources égyptiennes mentionnent à cette occasion la ville de Jérusalem.
Sésostris III se fait construire sa pyramide à Dahchour, au nord de Licht, résidence de la XIIe dynastie. Les archéologues y ont découvert d'importantes cachettes, recelant de nombreux bijoux et parures.
Lorsqu'il disparaît, après trente-six ans de règne, l'Égypte du Moyen Empire est au sommet de sa puissance et de son influence.
Valeureux militaire, il repousse à l'âge de seize ans les menaces assyriennes. Fortement égyptianisé, il organise la Nubie en provinces, les contrôlant militairement, administrativement et économiquement, assurant à l'Égypte et à la Nubie, une période de paix et de prospérité.
Le programme de construction de Taharqa aura été important : restaurations et constructions de temples sur tout le territoire. Le plus célèbre reste celui dédié à Amon, au pied du Gebel Barkal, à l'image de Karnak. Il bâtit à Kasr Ibrim, Semna, Bouhen et rénove à Thèbes. À Karnak il fait agrandir le lac sacré et ériger un kiosque aux colonnes hautes de vingt mètres. L'art koushite se mêle aux normes égyptiennes.
Lors de la seconde partie de son règne, il ne pourra empêcher l’invasion assyrienne du pays jusqu’à Thèbes. Les Assyriens attaquent l'Égypte vers -677, mais l’Empereur Assarhaddon (-681 à -669) écourte la bataille pour mater une rébellion au nord de son empire. En l'an XVII, Taharqa (-674) ne peut faire face à une expédition punitive lancée par les Assyriens contre l'Égypte qui, avant d’arriver, avaient ravagé la Palestine et bat en retraite vers le royaume de Koush.
L’empereur Assarhaddon prend la ville stratégique d'Ascalon aux portes du delta. Taharqa dépêche une armée qui repousse les Assyriens. Cette victoire apporte presque trois ans de paix au pays. En -672 l'Assyrie lance à nouveau toute son armée contre l'Égypte. L’empereur Assarhaddon nettement plus fort militairement s’empare du delta, de Memphis et assied son autorité jusqu'à Assouan en -671, Taharqa doit alors se réfugier dans le sud d'où il garde apparemment le contrôle sur la Haute-Égypte. Les Assyriens ayant besoin d'appuis locaux pour garder le pouvoir sur leur nouveau territoire, favorisent les "roitelets" du nord, au premier rang desquels se trouvent les princes Saïtes.
L'ennemi parti, Taharqa se lance dans une reconquête. La ville de Saïs est prise. Un nouvel empereur d'Assyrie Assurbanipal (-669 à -626) arrive au pouvoir, il lance son armée contre l'Égypte et reconquiert sans grande difficulté Basse et Haute-Égypte. À cette occasion la ville sainte de Thèbes qui n'avait jamais subie les outrages du temps et de l'histoire, tombe aux mains des assyriens qui pilleront et saccageront les temples et sanctuaires de la ville d'Amon-Rê. Taharqa fuit de nouveau et se réfugie à Napata. Comme lors de la première invasion, les Assyriens laissent le pouvoir au "roi" de Saïs, puis quittent le pays. C'est le moment que choisit la ville de Saïs pour négocier avec Taharqa. Assurbanipal excédé et afin d’empêcher toutes rebellions futures, fait exécuter les principaux chefs de Saïs. Un grand chef est épargné, Néchao Ier à qui il confie le royaume et installe son fils Psammétique Ier (Le futur pharaon) à la tête de l'ancien royaume d'Athribis.
Les Saïtes prennent ainsi le pouvoir avec l'appui et la reconnaissance des envahisseurs qui quittent le pays. Cette nouvelle distribution politique ne change pas grand chose aux ambitions de Taharqa qui espère reconquérir l'Égypte, mais il meurt avant de concrétiser son rêve.
Cette cité, située en aval de la sixième cataracte du Nil en Nubie, à l'Est de Koush, donne son nom à une brillante civilisation qui se développe depuis la première cataracte jusqu’au confluent des deux Nils et sans doute plus au sud, entre le Ve et IIIe siècles de notre ère. Influencée par ses voisins, surtout l’Égypte lagide des Ptolémées puis romaine, mais aussi le Proche-Orient et la Perse, elle connaît un âge d’or au Ier siècle av. J.-C..
La cité fut découverte par l'explorateur français Frédéric Cailliaud en 1822.
Le site de Méroé est très étendu et les fouilles n’ont qu’à peine effleuré les vestiges. De nombreux sanctuaires ont été dégagés à l'extérieur de la ville et environ deux cents pyramides sont recensées dans les trois nécropoles.
Les rois et reines qui se succèdent, ne sont souvent pour nous qu’un nom sur une table d’offrandes funéraires ou le décor d’une pyramide. La connaissance du Méroïtique restant parcellaire.
Plusieurs femmes accèdent au pouvoir sous le titre de candace. En -33, la candace Amanishakhéto refuse de se soumettre aux Romains. Le royaume vit encore deux cents ans, avant de s'éteindre pour des raisons encore mal connues.
Vers 350, Ezana, le roi d’Aksoum, affirme sur deux stèles qu’il a combattu victorieusement les Noba (Nubiens), traversant l’ancien territoire des Kasou (Koushites). On en a conclu qu’à cette époque, le royaume de Méroé avait succombé sous les coups des Éthiopiens.
Cinq pharaons noirs, issus de Nubie ont régné sur l'Égypte durant la XXVe dynastie, dite koushite, à la Basse Époque :
La pyramide rouge, dont le nom est inspiré par la teinte de son parement actuel, est la troisième pyramide d'Égypte de par ses dimensions. Elle se situe à Dahchour et est attribuée au pharaon Snéfrou de la IVe dynastie.
Elle représente la première tentative réussie de pyramide à faces lisses.
L'ensemble funéraire de la première véritable pyramide d'Égypte est des plus simples et constitue un des rares ensembles privés de pyramide satellite.
Le temple haut, bien que de taille modeste, n'en constitue pas moins le premier du genre. Il fut achevé à la hâte avec des briques crues, sans doute suite à la mort du souverain.
La chaussée et le temple d'accueil n'ont laissé aucune trace.
Construite en pierres rouges provenant d'une carrière locale, la pyramide était à l'origine revêtue de blocs de calcaire fin de Tourah. La base de la pyramide ne constitue pas un carré parfait mais est aligné vers le nord. L'égyptologue Andrew Reisner en a mesuré les dimensions : d'ouest en est 221,50 mètres et du nord au sud 218,50 mètres. Sa hauteur est de 104,40 mètres soit un peu moins que sa voisine la pyramide rhomboïdale.
Le plan des appartements funéraires est très similaire à celui de la pyramide de Meïdoum mais plus ambitieux. En outre, il s'agit de la seule pyramide dont les appartements sont entièrement situés au-dessus du niveau du sol. L'entrée est située sur la face nord à quelques 28 mètres au-dessus de la base. Un couloir, dont l'angle d'inclinaison est de 27° et la longueur de 62,63 mètres, aboutit à un tronçon horizontal de 7,40 mètres. Ce dernier nous permet d'accéder à deux antichambres exécutées en pierres calcaires et couvertes de superbes voûtes en encorbellement sur deux faces. La deuxième, localisée exactement sous le centre de la pyramide, est munie d'une ouverture située dans le mur sud à une hauteur de 7,60 mètres. Cette ouverture donne sur un passage long de 7 mètres qui mène à la grande chambre funéraire qui, elle aussi, est couverte d'une voûte en encorbellement sur deux faces, en pierres calcaires. Le revêtement du sol de la chambre a disparu. Plusieurs excavations ont été réalisées à différentes époques et il ne reste plus q'une tranchée profonde de plusieurs mètres.
Sémerkhet (« L'ami pensif ») est le nom d'Horus du septième souverain de la Ire dynastie thinite. Manéthon l'appelle Sememphès ou Semempses et lui compte dix-huit ans de règne. Le papyrus de Turin le nomme « Semsem » lui en compte soixante-douze ans.