Bastet la Déesse chatte
02/01/2010 17:11 par Nefertari
Le mot français sarcophage vient du latin sarcophagus désignant le tombeau. Il s'agit d'un emploi substantivé de l'adjectif sarcophagus qui signifie « qui consume les chairs». Le mot latin est d'origine grecque où lithos sarcophagus désignait une pierre (calcaire) utilisée pour des sépultures antiques et qui, d'après les croyances de l'époque, hâtait la disparition des chairs (détruisait les cadavres non incinérés) ; sarx, sarcos signifie « chair, viande » ; phagein sert à compléter le verbe esthein qui signifie « manger, dévorer ».
Le mot sarcophage, après avoir apparemment désigné dans l'Antiquité tous les réceptacles funéraires, donne en français vers l'an 1050 le mot cercueil (par une forte réduction phonétique), qu'on utilise pour parler d'un coffre allongé dans lequel on dépose le corps avant de l'ensevelir, alors que le mot sarcophage est utilisé dès le XVIIe siècle pour désigner les cercueils en pierre.
En Égypte ancienne, le sarcophage est nommé « neb ânkh », ce qui en traduction littérale signifie maître de la vie, et sa forme symbolise une barque.Pendant l'ére étrusque en Italie pré-romaine, suivant les époques, le sarcophage est à destination traditionnelle (inhumation) ou cinéraire (même forme mais de taille plus réduite pour les cendres du mort obtenues par crémation.
Le terme pharaon désigne a posteriori les souverains d'Égypte durant l'antiquité égyptienne. Le pharaon était à la fois l'administrateur principal, le chef des armées, le premier magistrat et le prêtre suprême de l'Égypte antique. Il est le fils de Rê. Le mot, se basant sur une expression égyptienne, est un emprunt biblique et n'a jamais servi de titre pour désigner les rois d'Égypte à leur époque et ne se rencontre d'ailleurs pas dans le protocole des souverains égyptiens.
D'après l'historiographie égyptienne, la monarchie fut créée par le démiurge qui la transmit aux dieux ses successeurs, puis à des créatures divines, les suivants d'Horus qui, dans les listes royales, précèdent immédiatement les rois historiques. Donc, Pharaon avait une mission à remplir : mettre en œuvre la règle de Maât sur terre c'est-à-dire assurer l'harmonie entre les hommes et le ciel, être garant de la morale de son peuple, contribuant ainsi à assurer son éternité et la prospérité de l'Égypte. Maintenir l'ordre du monde (Maât) et combattre le Mal (Isfet) sous toutes ses formes, c'est satisfaire les divinités qui « vivent de Maât ». Aussi Pharaon se doit-il de bâtir, de restaurer et d'agrandir les temples, d’assurer le bien-être de ses sujets et de veiller à l’accomplissement correct des rites. Dans la pratique, il délègue l'exercice du culte au clergé qu'il supervise.
Il revenait à Pharaon de choisir seul la politique à mener. Comme pour le culte, il déléguait l'exécution de ses décisions à une cohorte de scribes, de conseillers et de fonctionnaires :
Les pharaons portaient une titulature composée de cinq noms, titulature complexe apparue au cours de l'Ancien Empire.
Pour les anciens Égyptiens, le nom (ren) est ce qui donne vie à la chose qu'il désigne. On comprend donc aisément l'importance qu'attachaient les pharaons aux noms qui les désignaient et l'acharnement avec lequel ils firent marteler ceux d'un prédécesseur honni. Aux premiers temps de l'institution pharaonique, alors que la titulature royale ne comportait qu'un seul élément, le nom d'Horus, celui-ci était inscrit à l'intérieur d'un serekh représentant le palais du roi et pouvant être interprété comme un symbole de protection magique. Par la suite, avec l'apparition de la titulature complète, les deux derniers noms royaux étaient protégés par le cartouche, ovale magique qui représentait à l'origine une corde nouée à l'une des extrémités, le serekh étant réservé au nom d’Horus dans les grandes inscriptions dédicatoires arrangées en colonnes.
Par ailleurs, le roi était encore appelé « Sa Majesté » (Hemef) :
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avec souvent, accolée à son nom, la formule optative :
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désignée par les égyptologues par l'acronyme V.S.F. et généralement traduite par « vie, santé, force », bien qu'on lui préfère maintenant le sens « vie, prospérité, santé ». Le nom du roi est également souvent suivi d'une formule commune :
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Doué de vie comme Rê, qui se retrouve dans un grand nombre de textes et d'inscriptions.
Associée initialement à la déesse Seshat (celle qui écrit ; lit. celle qui est un scribe), la profession de scribe passa sous la protection du dieu Thot, au cours des dernières dynasties. D’abord recruté dans l’entourage de la famille de pharaon, le développement de l’administration à la fin de l'Ancien Empire supposa qu’une large caste d’administrateurs soit formée et renouvelée. La position de scribe est héréditaire. Elle se lègue de père en fils mais suppose une bonne transmission des connaissances, en particulier par une sérieuse éducation, dès l’âge de cinq ans et pendant une douzaine d’années, à la grammaire, aux textes classiques, au droit, aux langues, à l’histoire, à la géographie et la comptabilité, enseignements donnés dans une maison de vie, dépendant du temple, lieu tenant tout à fois d’une bibliothèque, où l’on conserve les précieux papyrus et où savants et lettrés se retrouvent, et de centre de formation pour les scribes et les prêtres.
Le scribe maîtrise les différentes formes de caractères écrits : écriture hiéroglyphique, à base de symboles, écriture hiératique, à forme cursive et logographique, écriture démotique, de type logo-syllabique et ancêtre du copte (le hiéroglyphique, le démotique et le grec ancien sont les trois langues de la fameuse pierre de Rosette). Maître de l’écrit et du savoir, le scribe en a les attributs symboliques. Représenté vêtu simplement d’un pagne, le calame (roseau taillé en pointe) à la main, un papyrus ou un ostracon (tesson de poterie) dans l’autre, le scribe exerce une profession respectée, que le texte célèbre dit « de l'enseignement de Khéti » consacre comme l’activité la plus noble et honorable dans la société égyptienne. Il est d’ailleurs remarquable que la représentation de l’unité monétaire la plus élevée du royaume soit le hiéroglyphe du scribe. À l’époque tardive, le babouin est l’animal qui lui est consacré et qui sert à le représenter.
Presque tout ce que nous connaissons de l’Égypte ancienne a été légué par les scribes, tant sur la vie et les réalisations de Pharaon, la construction des grands monuments, la vie des classes populaires ou les évènements politiques et militaires. Ainsi la fuite d’Égypte des Juifs est attestée par les scribes et Moïse lui-même est considéré avoir été scribe, après son adoption par la fille de Pharaon. Les scribes du monde juif ancien et moderne (sofer, en Héb. סופר) sont des docteurs de la foi enseignant la loi de Moïse et l’interprétant pour le peuple. L’importance du Verbe dans la foi juive, et par extension dans le christianisme et l’histoire occidentale, à travers la Révélation de la parole divine et le Livre sacré, la Bible, qui la contient, pourrait trouver son origine dans la figure du scribe égyptien et du dieu Thot. Le terme de scribe s’applique, dans l’Europe médiévale, aux officiers des villes, chargés de travaux de rédaction et soumis à l’autorité du chancelier.
Après le pharaon, les scribes sont les personnages les plus représentés dans la statuaire ou la peinture. Des chefs d’œuvre de l’art égyptien que l’on retrouve au musée du Caire, au musée du Louvre ou au Neues Museum (Berlin), nous ont été légués, montrant l’importance historique et symbolique des scribes dans l’Égypte pharaonique.
Les compétences du scribe des Archives royales sont étendues. Il coiffe, contrôle et enregistre les actions de toutes les autres institutions. L'ampleur de sa charge souligne, dès les plus hautes époques, l'importance que l'État accorde à l'écrit, c'est le témoin indispensable de tout ce qui constitue la vie d'un pays dont le gouvernement est fondé sur une connaissance précise des personnes, des biens et des situations.
Sous l'Ancien Empire, le scribe des Archives royales, dont on trouve trace à partir du règne de Néferirkarê (Ve dynastie), est responsable du département des Documents royaux, également appelé le « Double Laboratoire ». À cette institution se rattachent d'autres services d'archives et de bibliothèques.
Le scribe Khououiou, qui vivait sous la Ve dynastie, était à la fois « chargé d'affaires du roi », « scribe des Documents royaux » et « directeur des Scribes ».
Sous la VIe dynastie, Djâou, dont on a retrouvé la tombe à Abydos, était « scribe des Rouleaux divins », « directeur des scribes royaux » et « prêtre lecteur ».
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Il existe un étonnant paradoxe entre l'image que les Égyptiens de l'Antiquité avaient de leur agriculture et l'image qu'en avaient les visiteurs étrangers. Ainsi, alors que les scribes dépeignent le métier d'agriculteur comme le plus harassant et ingrat des travaux manuels, les voyageurs grecs comme Hérodote et Diodore de Sicile s'extasiaient devant cette terre où les plantes semblaient pousser sans grand effort. Il est vrai que l'agriculture égyptienne connaît un grand succès à l'Antiquité en raison d'une combinaison de facteurs géographiques favorables, au premier rang desquels on peut citer la fertilité du sol résultant des inondations annuelles du Nil. Les Égyptiens sont donc en mesure de produire une nourriture abondante ce qui permet à la population de consacrer plus de temps et de ressources aux activités culturelles, technologiques et artistiques. Le rendement des terres est alors d'autant plus cruciale que les taxes sont basées sur la superficie des terres appartenant à un individu.
L'agriculture de l'Égypte est largement tributaire du cycle du Nil. Selon les Égyptiens, l'année se divise suivant trois saisons : Akhet (la saison des inondations), Péret (la saison des plantations) et Shemu (la saison des récoltes). Lors de la saison des inondations, qui dure de juin à septembre, se déposent sur les rives du fleuve une couche de minéraux riches en limon, idéale pour la croissance des cultures. Après le retrait des eaux de la crue, les agriculteurs labourent et plantent les graines dans les champs. La végétation entame alors sa période de croissance qui s'étend d'octobre à février. En raison de la faiblesse des précipitation en Égypte, les champs sont irigués par des fossés et des canaux communiquant avec le Nil. De mars à mai, les agriculteurs utilisent des faucilles pour récolter leurs cultures qui sont ensuite battues avec un fléau pour séparer la paille du grain. À l'issue de cette opération de vannage, le grain est ensuite broyé en farine, brassé pour fabriquer la bière ou stocké pour un usage ultérieur.
Les Égyptiens cultivent l'amidonnier, l'orge et plusieurs autres céréales qui sont toutes utilisées pour produire les deux denrées de base que sont le pain et la bière. Arraché avant que la floraison ne commence, le lin cultivé est cultivé pour leurs tiges fibreuses. Ces fibres sont séparées sur toute leur longueur, puis filées pour être ensuite utilisées pour tisser des vêtements et des draps en toile de lin. Le papyrus qui pousse sur les rives du Nil est utilisé dans la fabrication de papier. À proximité des habitations et sur des terrains plus élevés, des fruits et des légumes sont cultivés dans des parcelles de jardin qui sont arrosées manuellement. Parmi les fruits et légumes cultivés, on retrouve notamment des poireaux, de l'ail, des melons, des courges, des légumes secs, de la laitue, du raisin pour le vin.
Tout le monde a déjà entendu parler de cette écriture que les Egyptiens anciens utilisaient. Cette dernière est très complexe et présente de nombreux aspects. Elle possède une richesse inouïe témoignant de l’art incomparable et l’intelligence des Egyptiens. Peu de gens en détiennent tous les secrets de nos jours. En effet, beaucoup de passionnés se bloquent devant la quantité impressionnante de symboles à connaître et le nombre important de sens qu’ils peuvent avoir. C’est pourquoi, dans cet article, nous allons essayer de vous exposer les bases du fonctionnement des hiéroglyphes.
Ces signes ont fasciné de nombreuses générations et tenu en échec de nombreux savants pendant des siècles !
Commençons par le début. Le mot « Hiéroglyphe » est un mot grec qui signifie « écriture sacrée ». Il s’agit d’une représentation d’objets, de personnages ou même d’éléments de la vie quotidienne. Ces signes sont organisés dans des ordres mais aussi dans des sens bien précis. Ce qui leur donne toutes leurs significations ! Vous comprendrez par la suite pourquoi les interprétations peuvent être nombreuses. Les Egyptiens nommaient leur écriture « medou netjer » ; ce qui signifie « parole divine ». Contrairement à ce que beaucoup ont pensé pendant des siècles, les hiéroglyphes sont une écriture organisée de façon savante et rationnelle.
Les signes sont regroupés en trois catégories : les idéogrammes, les phonogrammes et les déterminatifs.
Ce sont des signes représentant une idée ou un concept. Par exemple :
Ils représentent un ou plusieurs sons et indiquent toujours une consonne (ou plusieurs). C’est la même chose pour des langues comme l’arabe ou l’hébreu et dans les langues sémitiques en général. Un signe est donc la représentation d’un son, de sa prononciation. Par exemple, l’idéogramme de la bouche ne signifie plus « bouche » mais devient le son « r ».
L’interprétation du signe en phonogramme ou en idéogramme dépend donc du contexte. On classe les phonogrammes en trois catégories :
Les unilitères : qui représentent une seule lettre
Les bilitères : qui représentent deux lettres
Les trilitères : qui représentent trois lettres
Les hiéroglyphes ont aussi une particularité intéressante. En effet, ces derniers peuvent se lire dans tous les sens ! Aussi bien de haut en bas que de gauche à droite ou de droite à gauche ! Cela dit, l’écriture de droite à gauche est la plus courante. Mais ce qu’il faut noter, c’est que ces symboles savent s’adapter à tous les supports d’écriture ! Ainsi, il était possible, pour les scribes d’écrire aussi bien sur des colonnes de temples que sur des sarcophages ou sur des murs.
On sait aujourd’hui, que les hiéroglyphes tels que nous les connaissons étaient utilisés surtout pour les textes officiels comme ceux des tombeaux, des récits de bataille, des décrets pharaoniques…etc. Là où on souhaitait privilégier l’art. Il s’agissait en quelque sorte de la « langue divine ». Ceci est surtout du à la difficulté que présentait leur écriture. C’est pourquoi, dans la vie courante, les égyptiens anciens utilisaient une forme plus simplifiée d’écriture : le hiératique et le démotique. Par exemple, pour la correspondance, les textes littéraires, les documents usuels ou encore les archives. Bien sûr, le principe était le même : lecture de droite à gauche mais les symboles hiéroglyphiques employés étaient des dessins beaucoup plus simples ! Une manière de gagner du temps et cela a surtout un aspect pratique. En fait, le hiératique (surtout utilisé dans l’administration) était une version simplifiée de l’égyptien hiéroglyphique. Et le démotique était lui-même une simplification du hiératique. C’est devant la multiplication des textes à écrire que les Scribes et les Pharaons mirent en place le démotique, une écriture cursive et rapide. Ce ne fut plus des objets qui furent représentés mais uniquement des signes (dérivés de l’objet de départ) qui renvoient à des lettres. Une sorte d’alphabet en quelque sorte. Lorsque l’on adopta le démotique, le hiératique fut cantonné aux textes religieux uniquement.
Pour illustrer encore mieux le principe de la simplification de l’écriture, voici un tableau (d’après Champollion) qui montre le passage de l’égyptien hiéroglyphique à l’égyptien hiératique :
Mais que s’est-il passé après la période égyptienne ? Que sont devenus les hiéroglyphes ?
Après plusieurs siècles de domination romaine et grecque, les égyptiens se sont, peu à peu, convertis au christianisme et ont fini par adopter l’alphabet grec. On nomme cette nouvelle forme d’écriture, le copte. Il s’agit de la dernière évolution de la langue millénaire. Ceci remplaça l’écriture usuelle des égyptiens anciens : le démotique. Cela dit, il y a quelques différences avec le grec ancien. Certains symboles en copte ne correspondent à aucun son en grec. Sans doute une manière pour les derniers scribes de l’Histoire de vouloir conserver une certaine indépendance par rapport aux autres civilisations. Ils étaient tout de même les héritiers de la plus belle et importante de toutes !
Si le secret des hiéroglyphes a été si bien gardé durant de nombreux siècles, vous vous demandez sans doute comment Champollion a réussi à les déchiffrer. C’est en fait grâce au copte et à ses similitudes avec l’égyptien hiéroglyphique. Mais il lui manquait l’essentiel : la comparaison avec une écriture connue. C’est ce que la fameuse Pierre de Rosette lui apporta, lors de sa découverte en 1799.
On distingue nettement sur l’image que la pierre nous présente trois formes d’écriture distinctes. On y trouve en effet un décret de Ptolémée V rédigé en égyptien hiéroglyphique, démotique et en grec ancien. C’est donc en faisant le parallèle entre 2 écritures inconnues et une connue que Champollion réussit à découvrir enfin le secret des hiéroglyphes. C’est là que le copte intervient. Comme il est dérivé du grec mais avec des bases égyptiennes, le copte lui permit de mettre des sons sur les symboles qu’il rencontrait. Il pouvait donc lire les hiéroglyphes ! C’est par le nom de Ramsès que Champollion a commencé à déchiffrer l’écriture des égyptiens anciens. Le reste est venu tout seul par la suite. Nous allons tenter de vous l’expliquer.
Tout d’abord, Champollion repéra un cartouche avec plusieurs symboles à l’intérieur. Celui-ci :
Grâce au copte, il savait que le symbole
correspondait au son « S ».
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Ensuite, il reconnut facilement le symbole
. Grâce au copte, il lui attribua le son « RA ».
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En ce qui concerne le symbole central
, c’est la pierre de Rosette qui vint à son secours. En effet, traduit du grec, ce hiéroglyphe signifiait « la jour où il est né » et se prononçait alors « MICE ». L’équivalent de notre « M ». Mais comme les voyelles sont rares en Egypte ancienne, le grec le corrigea et lui appris que le son de ce symbole se rapprochait plus de « MES ». Une combinaison du « M » et du « S ».
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Ainsi, au final, nous obtenons :
RA + MES + S = Ramsès ou encore « Râ l’a fait naître »
Pour le dernier symbole, le faucon, il s’agit du déterminatif dont nous avons parlé tout à l’heure. Il indique que l’on fait référence à une divinité. En effet, pharaon était un dieu sur terre.
Pour plus de précisions, ce cartouche lu par Champollion est celui de Ramsès III.
Voilà, maintenant, vous savez comment les hiéroglyphes ont été déchiffrés et comment ils fonctionnent de façon générale. Mais attention, ce ne fut pas aussi simple de faire les relations logiques entre les différentes écritures. Pendant longtemps, on a pensé que les hiéroglyphes n’étaient que de purs éléments décoratifs et qu’ils ne renvoyaient à aucun son. D’autres y voyaient des rébus simplistes… Des générations de savants ont échoué quant à leur traduction. Ce qui montre à quel point cette écriture est complexe et diversifiée, alliant l’art à l’expression. Voilà une histoire qui a duré 3500 ans !
Nouvel Empire, XIX dynastie.
Néfertari Meryenmout, "La plus belle de toutes. L'aimée de Mout".
Néfertari Meryenmout (ou Néfertary, Nofrétari, Nefertari) est la première épouse de Ramsès II. Elle restera à jamais sa préférée. Elle vécut dans la XIX dynastie, soit vers 1300 avant J.-C. Son nom signifie "la plus belle de toutes". Nous ne sommes pas sûrs de l'identité de ses parents mais certains pensent qu'elle est la fille de Sethi Ier. Par conséquent, elle serait la sœur ou la demi-sœur de son mari.
C'est à l'âge de 19 ans que Néfertari se marie avec Ramsès II. Elle sera ainsi couronnée reine de la Haute et de la Basse Egypte. Son mari aura au total 8 épouses mais Néfertari restera toujours la principale, grande reine d'Egypte.
Elle fut toujours associée aux grandes décisions du règne de Ramsès II. En effet, de nombreux textes nous font part de ses interventions régulières dans le gouvernement. De plus, Néfertari assurait la direction de l'Egypte lorsque son mari partait en guerre (ce qui arrivait très souvent). Elle évolua à de nombreuses reprises dans le sens de la paix (notamment avec les Hittites) et était très appréciée du peuple égyptien.
Elle donna plusieurs fils à Ramsès II mais tous moururent avant leur père. Pour exemple, leur premier fils Amonherkhépechef sera considéré comme le prince hériter pendant la première moitié du règne de son père. Mais hélas, il mourut jeune. Néfertari donnera également une fille à Ramsès II, Mérytamon, qui deviendra par la suite reine en épousant à son tour Ramsès II.
Néfertari mourut bien avant son époux à l'âge de 40 ans. Ce dernier régna pendant 66 ans et décéda à l'âge de 90 ans. Ramsès II ne put jamais se remettre de la mort de son épouse préférée. C'est la raison pour laquelle il lui fit construire un temple à côté de son sanctuaire à Abou-Simbel. Ce temple, aussi grand que celui de Ramsès II, lui était dédié ainsi qu'à la déesse Hathor (déesse de la joie, de la musique ainsi que de la beauté et de l’amour) que Néfertari incarnait sur Terre.
De plus, de façon à ce que le souvenir de Néfertari demeure à jamais dans les esprits, Ramsès II décida de construire dans son sanctuaire d'Abou-Simbel une statue colossale de Néfertari presque aussi grande que celles qui le représentaient lui-même. Elle sera ainsi à ses côtés pour l'éternité. Néfertari fut une des plus grandes reines de l'Egypte ancienne et restera dans les mémoires comme "la plus belle de toutes".
Tombe QV66 dans la vallée des reines.